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Germaine Ribière (1917-1999) - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah

Germaine Ribière (1917-1999)

conf-débat 12 mars 2019 avec Claude Penin, Yvette Lévy
mercredi 15 mars 2017

Germaine Ribière, née à Limoges en 1917, résistante, Juste.

  • Conférence-débat : Germaine Ribière (1917-1999) Mardi 12 mars 2019
    MP Hervieu, Yvette Lévy, Claude Penin

Jeune résistante chrétienne, Juste parmi les nations. Elle menait de front – et à grande échelle – le camouflage des enfants juifs qui était sa priorité, et ses autres activités clandestines.
avec Claude Pénin, historienne, professeur d’histoire de l’Éducation Nationale
et Yvette Lévy, témoin, résistante EIF, déportée avec les enfants des maisons de l’UGIF, le 31 juillet 1944
Mardi 12 mars 2019 à 14h00
Lycée Buffon, Salle Pierre Benoît, 16 Boulevard Pasteur – 75015 Paris
(Métro Pasteur ou Sèvres-Lecourbe)

  • Germaine Ribière (1917-1999) et la mémoire de femmes comptées parmi les Justes

Elle participe à la manifestation du 11 novembre 1940. Déterminée, s’interdisant la peur, arpentant la France en train, c’est jour après jour, et dès 1940, qu’elle réalisait le sauvetage de personnes israélites et déjouait la répression.
Les activités de Résistance de Germaine Ribière, 25 ans en 1942, ont été multiformes entre 1941 et 1945. De Limoges à Paris —où elle avait arrêté ses études pour se consacrer à sa tâche à Lyon, puis Paris, où elle était le bras droit du Père Chaillet à Témoignage Chrétien  [1] -elle supervisait les équipes de diffusion, et surtout à l’Amitié chrétienne à Lyon, au côté de Jean Marie Soutou.

On connait son initiative géniale le 28 janvier 1943 : pendant que la Gestapo avait investi le bureau [2], elle passa la journée à faire la femme de ménage dans l’escalier pour dissuader les Juifs, qui venaient chercher des papiers, de monter. Mais elle travailla aussi avec le père Devaux à Paris, avec le Père Braun dans le Sud-Ouest, avec le réseau Garel.

Beaucoup d’enfants cachés lui doivent leur sauvetage, très concrètement pour trouver des familles grâce à son « réseau de l’amitié », celui de ses amies jécistes souvent, puis organiser le convoyage et le camouflage, c’est ce dernier terme qu’elle utilisait.
Ou pour conduire des enfants dans les homes de l’OSE, mettre des adolescents à l’abri dans des établissements tenus par des religieux, ou des laïcs. Toujours avec des faux-papiers [3].
Germaine Ribière a connu l’abbé Glasberg à Lyon.

Sur Limoges, elle restait très présente, par exemple au cours de l’été 1942 : elle profita de la création d’un service social par le Secours National au camp de Nexon pour postuler et y apporter un réconfort quotidien aux internés, en liaison avec le rabbin, et elle fit prévenir les Juifs de la rafle imminente du 26 août 1942 [4].

Elle était en lien enfin avec la Résistance : agent de liaison du mouvement Combat [5] à ses débuts en Limousin, coordinatrice des œuvres sociales des FFI pour la région Rhône-Alpes à partir de mai 1944, jusqu’au retour des déportés qu’elle aida à se réinsérer, en 1945.

Et quelques responsabilités d’agent de liaison à l’international.
Protectrice des persécutés raciaux, combattante infatigable, c’est avec cette expérience qu’elle fut mandatée en 1953 par le Cardinal Gerlier et le Grand-Rabbin Jacob Kaplan pour mettre en œuvre la résolution de l’affaire Finaly.

Claude Penin, mars 2017

« Pour Germaine Ribière, comme pour les autres membres de l’Amitié chrétienne, le sauvetage des juifs était une haute priorité, un devoir patriotique, faisant partie de leur résistance au nazisme. »
Ruby ROHRLICH, Resisting the Holocaust, Berg, 1998
Michèle COINTET, L’Église sous Vichy : 1940-1945 : la repentance en question, éditions Perrin, coll. « Vérités et légendes », Paris, 1998, 401 p.
Marie GRANET, Les jeunes dans la Résistance, avoir 20 ans en 1940. Éditions France-Empire, 1985
Anne GRYNBERG, Les camps de la honte. Les internés juifs des camps français (1939-1944). Postface de l’auteur, La Découverte/Poche, Paris, 1999
Dominique LORMIER, Ces chrétiens qui ont résisté à Hitler, Artège Editions, 2018, 312 p.
Catherine POUJOL, L’Église de France et les enfants juifs : Des missions vaticanes à l’affaire Finaly, 1944-1953, PUF, 2013

Comment sont-ils devenus résistants ? de Robert Gildea

L’ Église catholique et la persécution des Juifs

Le sauvetage des enfants juifs pendant l’occupation

Les Justes : Chambon sur Lignon, Dieulefit, St Christophe des bois

Henri Nanot, Georges Guingouin, des Résistants méconnus

Gérard DA SILVA, Suzanne Buisson, Socialiste, Féministe, Résistante, l’Harmattan, 2018, 218 p.
1 156 déportés partis le 30 juin 1944 dans l’avant-dernier convoi Drancy-Auschwitz
Le convoi 76 du 30 juin 1944. Paroles de témoins et documents d’archives

[1"France prends garde de perdre ton âme"

[22 rue Sainte-Catherine, siège de l’UGIF

[3"Le service des faux papiers est pris en charge [pour l’Amitié chrétienne] par un orfèvre en la matière, fournisseur aussi du 2e Bureau et du BCRA, le dessinateur Jean Stetten-Bernard.

[4L’OSE, les Amitiés chrétiennes et l’Action catholique de Germaine Ribière refusent de rendre les enfants aux nazis.

[5Combat : mouvement de résistance d’Henri Frenay qui, avec Berty Albrecht, crée à Lyon le Mouvement de libération nationale.