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Paulette Sliwka-Sarcey - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

Paulette Sliwka-Sarcey

résistante, déportée.
samedi 9 janvier 2016

Les rencontres de l’UJRE - dimanche 20 mars 2016 à 14h30 au Mémorial de la Shoah, Paulette Sarcey, résistante-déportée à Auschwitz, témoigne.

Paulette Sliwka (ou Szlifke) naît à Paris, en 1924, de parents immigrés juifs polonais. Son père avait fui les persécutions et la répression syndicale et politique contre les militants d’extrême gauche, en Pologne. Tout en fréquentant l’école de la République, elle participe, dès l’âge de six ans, aux patronages juifs progressistes, dans le cadre de la MOI (l’organisation de la Main d’oeuvre immigrée, fondée par le PCF dans les années trente). Elle y contracte des amitiés durables (Roger Trugnan).

À partir de l’Occupation, en 1940, elle est contactée par une responsable des patronages et entre dans la clandestinité, manifeste dans Paris, comme le 14 juillet 1941, puis s’engage dans un groupe de trois, dont le responsable politique est Henri Krasucki [1], en rapports avec les Jeunesses et le Parti communistes. Elle est responsable du matériel, c’est-à-dire qu’avec ses deux camarades, ils préparent des papillons, jettent des tracts sur les marchés (du 20ème arrondissement), à l’entrée et à l’intérieur des cinémas de quartier, et dans l’organisation des FTP-MOI (les Francs-tireurs et Partisans-Main d’oeuvre immigrée), ils organisent la destruction d’un poteau indicateur, rédigé en allemand, place Martin Nadaud, dans le 20ème.

À la suite d’une dénonciation [2], elle est filée, dès le 18 février 1943, par des inspecteurs de la Brigade spéciale [3] de la Préfecture de police de Paris, arrêtée le 23 mars et amenée au commissariat de la rue du Surmelin. Elle est tabassée puis conduite à l’hôpital Rothschild (12ème arrondissement) où elle subit une opération de l’appendicite purement “ stratégique ”.

57 jeunes sont arrêtés dans cette affaire. En mai, elle est transférée dans le camp de Drancy, où elle retrouve ses camarades Henry Krasucki, Sam Radzynski et sa compagne, Rita Kurchand. Ils tentent quelques actions collectives comme chanter “La Marseillaise”, préparer matériellement et politiquement la déportation : “ rester ensemble ”. Ils sont déportés à Auschwitz- Birkenau, par le convoi 55, le 23 juin 1943.
DVD (5) : CNRD La répression de la Résistance en France : des résistants déportés témoignent

Le livre de Paulette Sarcey, Paula, survivre obstinément, nous a permis, à partir de l’exemple d’une femme résistante (FTP-MOI), et déportée comme juive le 23 juin1943 à Auschwitz-Birkenau, de suivre les différents Kommandos de travail dans lesquels elle a été affectée, avant même la fin de la quarantaine – ou réussi à se faire affecter – avec ses camarades de déportation, tous Juifs résistants.
Elle décrit l’Aussenkommando (Kdo extérieur), avec son travail d’assainissement par assèchement des marais à Birkenau, utilisant pelles et pioches, tragues voir Vocabulaire des camps, dans la boue et le froid, contrainte qu’elle est d’enlever ses sabots de bois pour travailler nu-pieds. Puis elle est affectée au Kanada II dont elle explique toutes les ressources qu’il pouvait procurer aux déportés, mais elle relate aussi l’assassinat de Rita Kurchand Amie de Sam Radzynski (de son même groupe FTP-MOI), chargée du pliage des chemises, accusée de sabotage, emmenée au Bunker de la mort à Auschwitz I. Elle travaille ensuite à l’atelier-usine de tissage de la Weberei, puis au Revier de l’ancien camp des Tsiganes où elle intervient dans la baraque des enfants, et enfin à l’usine de la DAW (Deutscher Aufrustungswerk [4] ) à Auschwitz I (armement Krupp). Elle témoigne de façon originale de l’action collective et solidaire des déportés de son convoi.

Marie Paule Hervieu

Paulette Sarcey, Karen Taieb, Paula, survivre obstinément, Tallandier, 2015

Paulette fait les Marches de la mort depuis Auschwitz jusqu’à un train de plates-formes ouvertes, couvertes de neige. "Et ce train nous emmène, à Ravensbrück, un camp de femmes, où ils ont dressé une tente immense pour recevoir les femmes qui viennent de l’Est, qui sont couchées sur de la paille où il y a de la vermine, des excréments, des mortes, des vivantes ». « Nous sommes restées à Ravensbrück huit jours, je crois, où nous avons retrouvé nos compagnes françaises, dont quelqu’un de très proche pour moi, Marie-Claude Vaillant-Couturier.

Paulette Sarcey, témoin au procès de Francfort, 2 février 1964
http://picpus.mmlc.northwestern.edu/mbin/WebObjects/Picpus.woa/wa/displayDigitalObject?id=10016

Paulette Sarcey assiste au procès d’anciens SS d’Auschwitz, à Francfort, en 1977.

Témoignage de Paulette Sarcey, DVD du Cercle :
La répression de la Résistance en France : des résistants déportés témoignent :
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article43

Paulette Sarcey est membre du Bureau de l’UJRE.

Une jeunesse parisienne en résistance, documentaire de Mourad Laffitte et Laurence Karsznia, sur la Résistance FTP-MOI en région parisienne avec
Henri Krasucki, Paulette Sarcey, Roger Trugnan, Marcel Rayman, Julien Lauprêtre…
2015.
http://images-contemporaines.com/notre-boutique/une-jeunesse-parisienne-en-resistance-de-mourad-laffitte-et-laurence-karsznia/

FTP

Jan Erik Schulte : Zwangsarbeit und Vernichtung. Das Wirtschaftsimperium der SS. Oswald Pohl und das SS-Wirtschafts-Verwaltungshauptamt 1933–1945. Paderborn, Schöningh, 2001

Décembre 2015-janvier 2016

[1LANGEOIS Christian, Mineurs de charbon à Auschwitz, Jawischowitz 15 août 1942-18 janvier 1945, éditions du Cherche midi, 2014.
Henri Krasucki, Samuel Radzinski et Roger Trugnan, jeunes FTP MOI parisiens sont déportés à Jawischowitz de juin 1943 à janvier 1945

[2Ils sont trahis par "Katia la Rouquine".

[3Les Brigades spéciales de la Préfecture de police de Paris, de création récente, dont les effectifs s’accroissent fortement à partir de l’été 1941, désormais dédoublées en BS1, pour la traque des “ politiques ”, et en BS2 (créée en janvier 1942) pour la répression des “ terroristes ”.

[4services généraux d’équipement


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