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Promesses. Paroles croisées d'enfants israéliens et palestiniens - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

Promesses. Paroles croisées d’enfants israéliens et palestiniens

film de Justine Shapiro, B.Z. Goldberg et Carlos Bolado
vendredi 31 octobre 2008

Paroles croisées d’enfants israéliens et palestiniens qui donnent leur avis sur le conflit israélo-palestinien avant la deuxième intifada. Des réactions au film d’élèves de seconde du Lycée Edgar Quinet.

 Film Promesses

Promesses, Faraj, Sanabel, Moishe



"PROMISES", un film documentaire de Justine Shapiro, B.Z. Goldberg et Carlos Bolado, États-Unis - Palestine - Israël, 2001 - 106 minutes

Paroles croisées d’enfants israéliens et palestiniens qui donnent leur avis sur le conflit israélo-palestinien. 7 enfants de 9 à 12 ans ont été filmés pendant 4 ans, entre 1997 et 2000, avant la seconde intifada.
Portraits des enfants à partir des réflexions de la seconde 4 du lycée Edgar Quinet :
Yarko et Daniel : deux jumeaux juifs, pacifistes, élevés dans un milieu laïque à Jérusalem. Ils jouent au volley-ball. Le grand père leur parle de la Shoah, et reste évasif sur l’existence de Dieu. Ils sont les seuls à considérer que qu’Israël est à la fois aux juifs et aux Arabes. Les jumeaux israéliens reconnaissent à la fin de cette expérience que les contacts avec la zone palestinienne leur demandent trop d’efforts et assument leur égoïsme.
Faraj : un enfant de réfugiés palestiniens vivant dans le camp de Deheishe en Cisjordanie, a perdu son ami Bassem, d’une balle dans la tête. Il pratique la course à pieds. Sa grand mère vient de Ras Abou Amar. Il lui reste les clefs de la maison de sa grand mère, détruite. Pendant l’intifada, tout le monde jetait des pierres dit-il.
Sanabel : une fille de réfugiés palestiniens vit aussi dans le camp de Deheishe. Elle étudie des danses traditionnelles racontant l’histoire du peuple palestinien.
Son père, journaliste, du FPLP, (Front de libération de la Palestine), est en prison à Ashkelon. Elle doit subir contrôles et attentes quand elle rend visite à son père. Les prisonniers ont fait pour son père une maquette du Dôme du Rocher.
Shlomo : fils de rabbin ultra-orthodoxe, vivant dans le quartier juif de la vieille cité de Jérusalem ouest. Il étudie en se balançant, "comme les flammes d’une bougie", dans une Yeshiva. Il se sent mal à l’aise par rapport aux Palestiniens.
Mahmoud : un enfant palestinien proche du Hamas, fils d’un marchand de café vivant dans le quartier musulman à Jérusalem Est. Il est très religieux. Les juifs sont ses ennemis. On lui inculque que Jérusalem est aux Palestiniens. Il considère que c’est son peuple qui est chez lui.
Moishe (et sa soeur Raheli) : enfant colon, vivant sous surveillance de l’armée dans la colonie juive de Beit El en Cisjordanie. Ephraim, le copain de Moshe a été tué. Il porte la kippa. Il cherche dans la torah la confirmation de ses propos sur la justification de la présence des juifs sur cette terre. Il veut devenir chef des armées. La colonie juive de Beit El se situe à côté du camp de réfugiés de Jalazun, à quelques kilomètres de Ramallah.

 Réactions des élèves

Réactions des élèves de la seconde 4 du lycée Edgar Quinet  :

Quand on se connait on ne peut se haïr.

D’Angélique :
Le film dégage un espoir car on voit que les deux peuples peuvent très bien s’entendre s’ils font un effort et s’ils apprennent à se connaître. Certains enfants évoluent de façon positive. Mais il y a toujours quelqu’un ou quelque chose pour briser les rêves. Il ya le problème de la terre, même s’ils sont amis, ils ne seront jamais d’accord sur ce point.

D’Amina :
Je constate que dans la bouche des enfants souvent réside la vérité des parents.

D’Arthur :
Ce film m’ a donné une meilleure idée de ce qui se passe. Ce film ne tente à aucun moment de simplifier les choses, au contraire, il nous restitue la complexité et la difficulté pour ces enfants de sortir du milieu où ils vivent, souvent malgré eux.
Ce film porte un message universel dans lequel se reconnaîtront beaucoup d’enfants piégés par la guerre.
Promesses est un film dur, mais qui dégage beaucoup d’espoir. L’espoir que ces enfants puissent se parler, jouer, qu’ils apprennent à se connaître, malgré une grande différence de culture, de religion. Puis cet enfant palestinien, si dur qui fond en larmes le jour du départ de BZ. Ils apportent l’espoir pour les générations futures, pour que cette guerre incessante stoppe.

Promesses nous montre, malgré ce dégagement d’espoir, que cela n’est pas facile, et que tout cela sera long.

De David :
Ce film laissait tout le temps la parole à ceux qui n’y sont pour rien, les enfants. Après avoir joué comme frères et soeurs, les enfants ont eu la même pensée : arrêter la guerre.
Ce film fut intéressant car il m’ a permis de voir deux visions de la guerre, celle des Palestiniens et celle des Israéliens.

De Dikla :
Je pense que c’est un très bon film qui laisse espérer qu’il y aura un jour la paix. Faraj est le plus optimiste. Avant la rencontre, il détestait les juifs. Il est celui qui a le mieux évolué.
Il y a de l’espoir dans ce film car il montre qu’il y a des gens en Israël qui croient au dialogue et qui pensent que cette terre appartient à tout le monde.

D’Elisabeth :
Je pense que le film est très émouvant et très éducatif. Surtout pour les personnes qui ont appris les nouvelles que par rapport aux jounaux ou images choquantes de morts à la télé. Ce film aide à comprendre et il nous atteint plus car les protagonistes sont de jeunes enfants.
Les adultes continuent à se massacrer. Il n’y a qu’une petite minorité de personnes qui pourraient faire quelque chose pour la paix.

D’Eloïse :
Cela m’a fait me rendre compte de la chance que nous avons de vivre dans un pays en paix. Les filles paraissent plus mûres que les garçons, plus subtiles. Des enfants ont déjà un discours d’adulte, forgé par les drames vécus, d’autres encore récitent celui de leurs parents.
Le film se termine sur l’image de parents, juifs et arabes, qui dans une maternité se penchent sur le berceau de leur nouveau né. Sauront-ils mener une vie normale dans la paix et la prospérité, comme quand ils sont nés ? Les enfants sont innocents.
Ce film est une formidable leçon d’espoir.

De Julia :
Ce film montre bien tous les points de vue. Il nous fait réfléchir et nous permet de concevoir une autre vision de cette guerre terrible et interminable. Le film m’a beaucoup touché. J’espère qu’il a permis à certaines personnes de se faire leur propre opinion.
Il n’ y a pas vraiment d’espoir. La haine a tellement envahi le coeur des hommes qu’ils sont entraînés dans un cerlce vicieux, chacun voulant venger ceux qu’ils ont perdu.

De Laura :
Au début du film, beaucoup d’espoir apparaît parce que les enfants affirment que plus tard, ils seront pour la paix. C’est comme si, quand on grandit, l’innocence et notre envie de refaire le monde positivement et dans la paix disparaissent.

De Léonore :
La rencontre est très touchante. C’est une belle image de réconciliation entre les deux peuples. Malheureusement ce genre de démarche ne doit pas arriver souvent. Dans ce conflit, chacun reste dans son coin. Les enfants ont joué, échangé, parlé. Le langage est une arme qu’il faut savoir utiliser.

De Michaël :
C’est un film sublime. Il permet à travers les divers points de vue des enfants de montrer la séparation entre les deux peuples. Leurs réponses aux questions de BZ révèlent les préjugés sociaux et religieux des parents.
Il y a un espoir qui se dégage de ce film car les jumeaux et les Palestiniens se rencontrent grâce à BZ. Une paix future est peut être possible.

De Widline
Jérusalem, lieu trois fois saint, divisé, avec une population qui souffre à cause de la folie des hommes. Les enfants sont complètement différents. Chacun d’eux avait un rêve et des convictions.
Promesses reste un film d’espoir pour les générations à venir.

De Nassima, seconde 2 :
Le gouvernement devrait écouter ce que les enfants ont à dire. Certes, ils sont petits, mais c’est eux qui pâtissent les premiers de cette guerre. Leur enfance s’envole.
Les enfants proposent des solutions simples. Auront-ils un jour la parole ?
Si des enfants peuvent entre eux se respecter, s’aimer, comment les adultes peuvent-ils continuer de s’entretuer ? Si on écoutait tous les enfants du monde, la vie serait plus belle et surtout plus simple.
A quand le jour de paix ? Ces enfants verront-ils un jour la paix ? Tous les parents devraient être en train de faire tout pour que cela s’arrange.
Mais comment faire quand, à cette heure-ci, les cerveaux de ce monde tournent à l’envers, le monde ne peut que tourner à l’envers ?

De Jules, seconde 1 :
Il y a peu de temps, j’ai vu un film où des jeunes témoignaient au sujet du conflit israélo-palestinien. Ce film m’ a fait me rendre compte de la chance que nous avions, dans notre pays, d’être dans un pays en paix.

De Ouadia, seconde 2 :
Moi, j’ai aimé entièrement le film et les enfants, à part le petit gros qui disait qu’il fallait que tous les Palestiniens partent de Palestine, alors que la Palestine c’est leur pays qui a été "squatté" par les Israéliens en 1948.
Ce qui m’a touché le plus, c’est quand, à la fin du film, le garçon Faraj, a pleuré parce que le journaliste allait s’en aller.
Il avait peur de ne plus revoir les jumeaux.

Symbole des deux peuples séparés :
"Y a t-il quelqu’un qui parle l’hébreux et l’arabe", crie un soldat israélien dans la foule à un Check Point [1].

Le film Promesses a été projeté par Mémoire 2000, le débat était avec des élèves de seconde du lycée Edgar Quinet, Paris 9 ème, les autres établissements scolaires s’étant décommandés.

Le site du film :
http://www.promisesproject.org/
pour une diffusion autorisée en classe :DVD adav, réf : 65 362

Promesses, Faraj, Sanabel, Moishe

Deux jugements sur le film :
Elie Barnavi et Leila Shahid
http://www.lapaixmaintenant.org/communique136
Partenariats pour la paix :
Trois femmes, Partenariats éducatifs pour la paix, France, Israël, Palestine

Israël – Palestine : le conflit dans les manuels scolaires
http://clio-cr.clionautes.org/israel-palestine-le-conflit-dans-les-manuels-scolaires.html
http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_615-israel-palestine-le-conflit-dans-les-manuels-scolaires.html

Le livre paru en hébreu sous le titre Geder Haya, Haie, Borderlife en anglais de l’Israélienne Dorit RABINYAN, publié en 2014, a été banni des lycées par le ministère israélien de l’Education, le 31 décembre 2015.
" le roman raconte l’histoire de Liat, une traductrice israélienne, et Hilmi, un artiste palestinien, qui tombent amoureux à New York, avant de devoir rentrer à Tel-Aviv et Ramallah, en Cisjordanie occupée. "

Eric ROULEAU, Dans les coulisses du Proche-Orient (1952-2012),Fayard, 2012, 440 p.
Henry LAURENS, La question de Palestine, (1967-1982). " Le rameau d’olivier et le fusil du combattant", T. 4, Fayard
http://clioweb.canalblog.com/archives/2012/02/11/23495645.html

ZAINO Assia, Des hommes entre les murs , Comment la prison façonne la vie des Palestiniens, Agone, 2016, 216 p.

"Depuis plusieurs années, le village palestinien de Nabi Saleh, au nord de Ramallah, lutte contre l’occupation des terres par la colonie israélienne voisine - et fait face à une politique d’arrestations massives et constantes. Chaque famille ou presque a une « histoire de prison ». "

NM. actualisé janvier 2016

[1Check Point : point de contrôle, blocus par l’armée israélienne.