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À la mémoire d’un ange - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

À la mémoire d’un ange

de Michèle Juan i Cortada
samedi 20 septembre 2014

1940-1944. Pauvre ou riche, artisan ou banquier, illettré ou lettré, le Juif est identifié, spolié, condamné, promis à la solution finale. Ses biens matériels, culturels, sont aryanisés.
À partir d’un fait réel que lui a confié la petite fille d’une femme emmenée en camp d’extermination depuis Allauch, non loin de Marseille, où elle habite, Michèle Juan i Cortada a imaginé cette fiction. Trois adolescents marseillais ont un exposé à faire sur la spoliation des biens juifs à Marseille pendant la guerre de 1939-1945.

À la mémoire d’un ange, Michèle Juan i Cortada





Des pistes de recherche pour les élèves à partir des thèmes du livre :
Le concours CNRD, la guerre d’Espagne, l’émigration, l’art dégénéré, la Résistance, Varian Fry, le Statut des Juifs, les spoliations, l’aryanisation, la chasse aux Juifs, les rafles , les enfants cachés, Drancy, le Struthof, la déportation, les camps de concentration et d’extermination, la musique dans les camps, les procès, le pb de la récupération des biens spoliés.
La couverture du livre représente un tableau peint par Gustav Klimt, Portrait d’Adele Bloch-Bauer I, 1907, Nouvelle Galerie, New York. Tableau aryanisé en 1938 et attribué par jugement à sa nièce, Maria Altmann en 2006.
Maria Altmann a dû combattre pour récupérer des tableaux de Klimt ayant appartenu à sa famille, dont ce portrait.
http://www.nytimes.com/2006/06/19/arts/design/19klim.html







Michèle Juan i Cortada, À la mémoire d’un ange, Éditions Chèvre-feuille étoilée, 2014, 180 p.
http://www.chevre-feuille.fr/les-collections/d-une-fiction,-l-autre/485-a-la-m%C3%A9moire-d-un-ange


La Femme au tableau , film de Simon Curtis, 2015, 1h50
Maria Altmann essaie de récupérer les biens spoliés à sa famille, dont le portrait de sa tante Adèle par Gustav Klimt.
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2015/07/14/la-femme-au-tableau-pour-l-amour-de-klimt_4682633_3476.html

Des pistes de recherches :

 La guerre d’Espagne

http://www.historiasiglo20.org/HE/14.htm
Les Brigades internationales :
http://espana36.voila.net/brigades/brigade1.htm
Burnett BOLLODEN, La guerre d’Espagne, Révolution et contre-révolution, 1934-1939 , éditions Agone, 1280 p.
http://agone.org/memoiressociales/laguerredespagne
La guerre d’Espagne, Burnett Bolloden, Agone, 2014

JUAN I CORTADA Michèle, Tres de Mayo, Éditions Chèvre-feuille étoilée, 2001, 464 p.
Geneviève DREYFUS-ARMAND, L’exil des Républicains en France : de la guerre civile à la mort de Franco, Albin Michel, 1999
Geneviève DREYFUS-ARMAND, Emile TÉMIME, Les camps sur la plage, un exil espagnol, Autrement, 1995

Luis BONET, Une auberge espagnole, Agone, 2016.
"Nous sommes là depuis déjà plusieurs jours. Nous continuons en vain d’attendre une distribution de nourriture qui apaiserait notre faim. Et l’administration du camp demeure invisible. Nul ici n’est responsable de l’existence de ces milliers d’hommes entassés sur cette plage, sans manteaux, privés d’eau potable et de nourriture. Pour nous accueillir, seuls ont été prévus des carrés de terrain délimités par quelques piquets enfoncés dans le sable. Ils sont reliés entre eux par plusieurs lignes de barbelés, pour nous parquer comme on le fait pour les vaches. Mais nous n’avons que du sable pour ruminer notre misère et les raisons qui nous ont amenés là. ".




Le Cantabria, échoué sur la plage près de Lacanau en 1937. Photo UH, avril 2014.

En août 1937 le Cantabria, un bateau parti de Santander, chargé de 497 réfugiés espagnols dont 178 combattants, 193 femmes et 126 enfants qui fuyaient le franquisme, s’échoua près de Lacanau. Certains réfugiés seront envoyés dans des camps :
http://observatoire-33.jimdo.com/une-s%C3%A9lection-d-articles/bordeaux-et-l-espagne/cantabria/

Selon Llibert Tarrago, 7300 Espagnols ont été déportés à Mauthausen, 5200 y sont morts.
Manuel RAZOLA, Mariano CONSTANTE, Triangle bleu. Les républicains espagnols
à Mauthausen
, Kiron / éditions du Félin, 2002, réédition de 1969.

Des présentations pour une histoire contemporaine de l’Ancien Régime à nos jours
Sur le site de l’Instituto Nacional de Tecnologías Educativas y de Formación del Profesorado :
http://roble.pntic.mec.es/jrod0163/

 Marseille

Sanary. Photo UH
Lieu d’exil pour des intellectuels allemands et autrichiens avant la traque

Les Juifs à Marseille forment une communauté plurielle composée de Comtadins, de Sépharades et d’Ashkénazes.
Les Juifs à Marseille (1939-1942), du refuge au piège ; la rafle de Marseille en 1943 et la destruction du vieux port.
Dès 1933, des Allemands, puis des Autrichiens en 1938, viennent se réfugier à Marseille, certains vont à Sanary-sur-Mer dans le Var.

La France met les étrangers sans distinction, dans le camp des Milles qui est un centre de rassemblement, de criblage, un camp d’internement puis un camp de transit avant les camps de Drancy, Compiègne.

 Varian Fry

Mandaté par le Comité américain de secours d’urgence, (ERC) Varian Fry organise le sauvetage d’écrivains, d’artistes, de savants, de responsables politiques, menacés par Mussolini, Hitler et Franco.
Des candidats à l’exil se pressent à Marseille. Jusqu’au 11 novembre 1942, date où les Allemands entrent à Marseille, on peut trouver des bateaux en partance vers l’Algérie, le Maroc, la Palestine en passant par Suez, et même Shanghai.

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 Statuts des Juifs

L’État français de Pétain dit Régime de Vichy, prend l’initiative d’un antisémitisme d’État, légal, sous la forme de deux statuts des Juifs, en octobre 1940 et juin 1941.
Le CGQJ, dirigé par Xavier Vallat, puis Louis Darquier de Pellepoix prend en charge la spoliation des biens juifs ou aryanisation, à partir de 1941.
L’aryanisation (Arisierung) soustrait ses biens à un propriétaire juif. Un administrateur provisoire est parfois nommé. Ce terme désigne aussi des vols et pillages, de la machine à coudre aux sociétés.
Lexique : les mots de la France sous l’occupation

La Résistance
Occupation et résistance à Marseille 1940-1944 Simone et Jean-Paul CHINY :
Consulter, télécharger, acheter le livre :
http://www.resistancemarseillaise-r2.fr/articles.php?lng=fr&pg=855

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 Les grandes Rafles

Rafles en France :

  • 14 mai 1941 :« Rafle » du billet vert à Paris, ou la convocation du billet vert. La préfecture de police convoque des juifs étrangers dans les commissariats. Ils sont transférés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la- Rolande.
    20 août 1941 : ouverture du Camp de Drancy dans la "cité de la Muette", HBM de la Seine, aux barres inachevées.
  • 20-25 août 1941 : La Rafle du XIe : arrestations de juifs de nombreuses nationalités dont des Français. Internement à Drancy. 20 août 1941 : ouverture du Camp de Drancy dans la "cité de la Muette", HBM de la Seine, aux barres inachevées.
    décembre 1941 : Rafle des notables transférés au Camp de Royallieu à Compiègne.
    Les rafles de juillet 1942
  • 16-17 juillet 1942 : Rafle du Vél’ d’Hiv’ ou "vent printanier". 4500 policiers français arrêtent 3118 hommes, 5119 femmes et 4115 enfants juifs dont beaucoup de nationalité française, à Paris.
    MONTARD Sarah, Chassez les papillons noirs, Paris, Éditions Le Manuscrit-FMS, 2011
    Les guichets du Louvre, film de Michel Mitrani, 1974
  • 26 août 1942 : Rafle dans la" Zone libre" par des gendarmes.
    9-10 octobre 1942 : arrestations de juifs étrangers en zone occupée.
    Enfants cachés
    Evacuation des juifs du Vieux Port
    Rafle et déportation dans les camps
    Un juif sur cinq a été déporté de Marseille-photo UH
  • rafle des enfants juifs du "Château" de la Verdière à Marseille

Le 20 octobre 1943, rafle des enfants juifs du "Château" de la Verdière, une maison de l ’UGIF, située 40 avenue de la Rose à Marseille, 13e, de 30 enfants,neuf mamans et la directrice de l’établissement, Alice Salomon, par la Gestapo. Ils furent déportés depuis Drancy à Auschwitz dans les convois 61, 62 et 68, 28 octobre 1943, 20 novembre 1943 et 1er février 1944, où ils furent assassinés.
J’avais seize ans à Pitchipoi, Denise Toros-Marter

 Les camps

Drancy
Camp des Milles

Pour éviter la déportation, certains se jettent par la fenêtre au camp des Milles

Les Milles, 2013. La salle du réfectoire avec des peintures murales, bâtiment de droite, photo U H

Camps de concentration et d’extermination
Rivesaltes
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 Le Struthof

Le Struthof, emplacement des baraques,escaliers.Photo NM

Struthof, camp de concentration nazi en France
http://www.cndp.fr/crdp-reims/memoire/enseigner/natzweiler_struthof/entree.htm
Un lieu d’exécutions par pendaison, d’une balle dans la nuque, exterminations par les gaz, tortures, expérimentations médicales.
Un four crématoire chauffait l’eau pour la douche des Allemands.

Vers le Bunker et le crématoire, photo NM

- Décret Nuit et Brouillard
Nacht und Nebel ou NN, décret du 7 décembre 1941 de l’État-Major de la Wehrmacht, signé par le maréchal Keitel et ordonnant la déportation sans jugement et dans le plus grand secret, en Allemagne, de tous les ennemis (saboteurs, résistants) ou opposants du Troisième Reich, représentant « un danger pour la sécurité de l’armée allemande » et la disparition de tout adversaire de l’État national-socialiste dans le secret absolu et sans laisser filtrer aucune nouvelle.

- Musique dans les camps
Le Groupe des Six, créé en 1920, comprend Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc, Germaine Taillefer
- Voix étouffées
http://claude.torres1.perso.sfr.fr/GhettosCamps/MusiqueCamps3.html

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 Les spoliations et les recours

Le CGQJ, Commissariat général aux questions juives, a procédé à la dépossession des Juifs de leurs biens (ce qu’on a appelé l’aryanisation économique) au premier rang desquels les outils économiques comme les usines, ateliers, magasins, outils..., en les vendant d’office après les avoir fait gérer par des administrateurs provisoires.

Le concours CNRD cette année :
CNRD 2015 La libération des camps nazis, le retour des déportés

Films
Des élèves préparent le CNRD : Dans le film Les Héritiers :
Les Héritiers, un film de Marie-Castille Mention-Schaar
Sur l’exode, la débâcle, la chasse aux antifascistes allemands :(Welcome in Vienna)
Dieu ne croit plus en nous
Sur les camps : Nuit et Brouillard, film d’Alain Resnais, 1956, Texte de Jean Cayrol dit par Michel Bouquet, Musique Hanns Eisler, 32 min, n/b et couleur, Argos Films/Arte France, 2003
"Je ne suis pas responsable, dit le kapo
Je ne suis pas responsable, dit l’officier
Je ne suis pas responsable...
Alors qui est responsable ?"
Jean Cayrol dans Nuit et Brouillard
http://clioweb.free.fr/camps/nuitetbrouillard.htm
Le Dernier métro, de François Truffaut, 1980. Un directeur de théâtre, juif, continue clandestinement à le diriger par l’intermédiaire de sa femme, non juive.
Rapport sur les spoliations, 2000, rapport de la commission Mattéoli :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/004000897/0000.pdf

Dans le livre de Michèle Juan i Cortada, il est question de l’Institut Ramon Llull à Barcelone. Ramon Llul est un philosophe catalan du Moyen Âge, qui a écrit des ouvrages de théologie et littérature qu’il a rédigé en catalan, en arabe et en latin.

Présentation du livre aux Blancs Manteaux, dimanche 16 novembre 2014, 14h30.
Lecture d’extraits de À la mémoire d’un ange par l’auteure Michèle
Juan I Cortada, dimanche 16 novembre 2014, 14h30 salle 1 « Paupières de terre », espace des Blancs Manteaux, 48 rue vieille du Temple, Paris 4 e.

NM septembre 2014, juillet 2015


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