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Le rôle des maquis après le 6 juin 1944, CNRD 2014 - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

Le rôle des maquis après le 6 juin 1944, CNRD 2014

Exemples du Sud Seine-et-marnais
dimanche 13 octobre 2013

Libération du territoire : le rôle des maquis après le 6 juin 1944, des
exemples dans le canton de Moret, du Sud Seine-et-marnais.

Libération du territoire : le rôle des maquis après le 6 juin 1944, exemples du Sud Seine-et-marnais

Maquis du canton de Moret

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Les FTP du maquis de Saint-Mammès  :

Saint-Mammès est une commune batelière au bord de la Seine. A partir de la réquisition (STO) de personnels de l’usine du matériel électrique de Champagne-sur-Seine, un maquis accueille les réfractaires : d’abord une quarantaine de jeunes encadrés par Pierre Lelu (arrêté le 20 juillet 1944)
Pierre Lelu, 1910- 1944, Maquis de Saint -Mammès
Des jeunes de la Région parisienne, de l’Aisne, de la Côte d’Or et même des Hautes-Pyrénées rejoignent ce premier noyau et forment le maquis de Saint-Mammès, dénommé « Jeunesse Héroïque », qui organise différents coups de main et subit plusieurs démantèlements à la suite d’arrestations.
Après le 6 juin 1944, toute la résistance s’unit en Seine-et-Marne dans les FFI commandés en Ile-de-France par Rol Tanguy. Le maquis de Saint-Mammès participe aux ultimes opérations destinées à interdire aux Allemands les voies d’accès à Paris. Avec le maquis de la Ferté-Gaucher, il assure deux déraillements entraînant l’arrachement de 300 mètres de voies ferrées, la mise hors d’usage de 2 machines, 20 wagons, l’arrêt de 14 trains.
En juillet, le maquis de Saint-Mammès exécute deux miliciens et blesse un SS. La répression s’abat sur eux : Milice et renforts allemands tuent de nombreux maquisards malgré la forte contre-attaque au fusil-mitrailleur.
[Le 17 août 1944, 14 résistants sortis de la prison de Fontainebleau, sont assassinés en forêt de Fontainebleau. Un des corps découverts les 7 décembre suivant dans une fosse en forêt n’a jamais été identifié [1] ].

Deux combattants toutefois s’échappent et participent aux actions aboutissant à la prise de la préfecture de Melun, le 22 août 1944, avant l’arrivée des Américains.

Le groupe V.P.O. (Volontaires Paysans et Ouvriers) est une organisation militaire qui a la confiance des Alliés et bénéficie de parachutages d’armes.
Le groupe de Montigny-sur-Loing formé de 17 personnes est démantelé par la répression avant le 6 juin 1944.

Récupération de matériel parachuté :

Au château de Saint-Ange, sur la commune de Villecerf, le marquis de Roys, résistant de la première heure sous le nom de Michel, est en contact avec le maquis de Souppes.
C’est dans les bois de son domaine que sont cachées, après 16 heures d’efforts pour acheminer les différents conteneurs, 3 tonnes de matériel parachuté au Bois brûlé le 25 juillet. Mais dès le 29 juillet, il faut trouver une autre cache car les Allemands, à la recherche de radios émettrices font des battues dans les bois. C’est par charrette à cheval que se fait ce nouveau transport : les armes sont dissimulées sous des fagots de bois jusqu’à Moret puis en camionnette jusqu’à des caches naturelles en forêt de Fontainebleau.
Sur dénonciation, le commandant FFI de Roys est arrêté le 3 août 1944, à son domicile de Villecerf, et déporté à Buchenwald le 15 août 1944. Il décède le 18 janvier 1945 au camp d’Ellrich.

Extraits du journal de marche des FFI de Moret-sur-Loing :

« 20 août [1944] : l’abandon de Moret par les Allemands est signalé [...]. Le groupe [Roland] Plateau [...] repère une colonne d’Allemands sur la rive droite de la Seine en face de Saint-Mammès. Le F.M. [fusil mitrailleur] est aussitôt mis en batterie et le feu ouvert [...] 10 Allemands au moins sont à terre, sans aucune perte de notre côté [...]
21 août : dans la nuit, après réunion avec le délégué administratif de la résistance, les arrestations des personnes suspectes de Moret et Veneux accusées de sympathie envers les Allemands, sont décidées et opérées.
25 août : [opération armée vers les passerelles des eaux de Champagne (Les passerelles sont les passages pour les piétons et mariniers aménagées sur les voies d’eau de l’écluse de Champagne) ; intervention de différents groupes ; un tué et un blessé côté FFI]. Sur la rive droite du fleuve, un premier groupe de 8 Allemands est fait prisonnier et désarmé. Pendant que M. Rucheton parlementait avec un groupe de 25 Allemands environ. Ceux-ci retiennent M. Rucheton comme otage et demandent le retrait complet des FFI. Nous feignons d’accéder à leur demande, mais nous restons déployés et cachés.
Après une heure de pourparlers au cours de laquelle des postes allemands reculés ouvrent le feu sur nos éléments d’appui qui ne répondent pas pour ne pas entraver les négociations, ce groupe acceptent la reddition sous réserve d’être emmené par les Américains, craignant des représailles de la part des FFI.
[D’autres opérations armées ont lieu à Champagne et dans ses environs] totalisant ainsi 97 prisonniers. Ceux-ci sont acheminés sur Fontainebleau par les soins d’un camion américain. [...] »

Il est à signaler qu’au cours de ces opérations, Claude Henriot (17 ans), secouriste, fut fait prisonnier par les Allemands et fusillé près de Nangis en dépit des conventions internationales.

sources : De la résistance à la libération dans le canton de Moret, édité par l’AMRCM (Association pour la Mémoire de la Résistance du Canton de Moret), août 1994.

Martine Giboureau, octobre 2013

[1(Voir documents pages 84 et 87 du livre sur les plaques à Fontainebleau-Avon. Fontainebleau-Avon 1940-1945 à travers plaque stèles et monuments, faits de Résistance, répression, persécutions par Mélanie Bauchart, Marion Cognaux, Émilie Coiffard...[et al.] élèves de 3è D au collège de la Vallée, Avon (Seine et Marne) ; sous la direction de Maryvonne BRAUNSCHWEIG ; avec la participation de Awa Diouf et Anne-Laure Viger de 3è A, 1999)]


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