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Marche de la mort, évacuation d'Auschwitz I, janvier 1945 - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

Marche de la mort, évacuation d’Auschwitz I, janvier 1945

témoignage de Henri Graff fait le 5 octobre 2005 pour l’UDA
dimanche 31 mars 2013

Dans un langage oral très descriptif, Henri Graff raconte le calvaire que fut la marche de la mort en janvier 1945 par un froid intense, d’abord à pied puis en wagon découvert. Il évoque en particulier la soif, l’exécution des déportés épuisés.
mots clefs : froid, faim, soif, maladies, épuisement, exécutions. Survivre pendant les Marches de la mort ? Témoignages

Marche de la mort : évacuation en janvier 1945 du camp d’Auschwitz I par Henri Graff

Extraits de la transcription de l’enregistrement du témoignage de Henri Graff fait le 5 octobre 2005 pour l’UDA (Union de Déportés d’Auschwitz)

Document : évacuation le 17 ou 18 janvier 1945 d’Auschwitz I
(les liens dans le texte renvoient à des explications)

« Dix-sept ou dix-huit janvier ... on entend : « Aujourd’hui vous ne partez pas travailler. On vous évacue. On évacue le camp ». Alors, ils avaient mis des tables devant la porte d’entrée. Il y avait plein de boîtes de conserve, plein de pain ... Moi, j’ai pris deux pains et deux boîtes de conserve. J’avais une musette. Je ne sais même plus où je l’ai trouvée, cette musette ... C’était en janvier 45, par -25°, avec une petite liquette sur le dos, une veste qui était comme de la paille, des sabots innommables aux pieds, et on a commencé à marcher. [Ce fut] le début de ce qu’on appelé, plus tard, la « marche de la mort » ... On a fait soixante kilomètres dans la neige ... On a marché pendant trois jours. Trois jours et deux nuits ... [Là a commencé] la soif. La soif provoquée ... par le froid et la sécheresse du climat. Parce que, là-bas, le froid est comme un coup de trique. Il ne fait pas un froid humide [mais] un froid sec, à couper au couteau ... qui dessèche tout ... Cette musette, ces deux kilos de pain et ces boîtes de conserve me pesaient. J’avais beau changer d’épaule ... et j’ai fait comme les autres : j’ai tout jeté. Je n’avais rien à manger. Je n’avais pas faim tellement j’avais soif ... On ramassait la neige, par terre, qui était sale ... Il y avait deux ou trois mille personnes, devant nous, qui l’avaient piétinée. On ramassait la neige, on la suçait ... Sur le moment, c’est glacé, ça fait du bien. Trente secondes après, ça brûle davantage encore ... Et on avait la diarrhée ... On se faisait dessus. On était plein de merde ... A un moment donné, je marchais ... [et] je voyais une immense fontaine pleine de givre avec plein de jets d’eau qui coulaient : j’avais des hallucinations provoquées par la soif. Il n’y avait pas de fontaine. Il n’y avait rien du tout ... Derrière nous, on entendait les coups de feu. Tous ceux qui ne pouvaient pas suivre, qui tombaient, étaient tués par les SS ... Et on est arrivé comme ça devant une petite gare qui s’appelle Gleiwitz. Là on nous a fait monter dans des wagons de marchandises découverts. Ces wagons avaient servi à transporter du charbon. Donc au fond des wagons, il y avait plein de poussière de charbon. Là-dessus il avait neigé ... alors, avec la chaleur des corps, la fonte de la neige mélangée avec de la poussière de charbon, je ne vous dis pas dans quel état on était. Et on est arrivé à Gross-Rosen. »

(Les mots avec des liens dans ce document sont expliqués dans le paragraphe Analyse)

Carte de de l’évacuation prévue (marches de la mort) à partir du complexe d’Auschwitz :
http://www.ushmm.org/learn/mapping-initiatives/geographies-of-the-holocaust/landscapes-of-experience-evacuations-auschwitz/

 Présentation du document

- Il s’agit d’un témoignage oral enregistré puis retranscrit, gardant donc son style parlé. L’enregistrement a eu lieu en 2005, soit 60 ans après les faits.
Henri Graff a beaucoup témoigné auprès des jeunes dans des classes : son récit est bien cadré, « rodé ». L’objectif des enregistrements faits par l’Union des déportés d’Auschwitz est de conserver pour l’Histoire, pour les générations suivantes le descriptif le plus précis possible des crimes des nazis, tout spécifiquement envers les juifs.

- Biographie : Henri Graff [1] est né le 30 novembre 1927 à Strasbourg de parents immigrés polonais, juifs, non pratiquants. Il parle le yiddish dans sa famille. Il passe son enfance à Paris puis, après l’exode, il est réfugié avec sa famille à Toulouse. Il est le seul de sa famille à être arrêté par les Allemands, à la suite d’un contrôle d’identité, le 7 mai 1944. Il passe quelques jours à Drancy et est déporté le 20 mai 1944 par le convoi 74 ( Cf. la liste de tous les convois partis de France ).
Ce convoi arrive à Auschwitz-Birkenau et après la "sélection", Henri et d’autres déportés vont à pied à Auschwitz I. Henri fut affecté à plusieurs Kommandos (construction de ballast, cordonnerie, latrines ...).
Après son évacuation d’Auschwitz et son passage à Gross-Rosen il est affecté à Berga-Elster, Kommando (camp annexe) de Buchenwald.

Cf. Camps de concentration et camps d’extermination

  Marches de la mort

Marches de la mort est l’expression communément utilisée pour qualifier les évacuations des camps opérées par les nazis à l’approche des armées soviétiques à l’est et américano-britanniques à l’ouest. Les premiers camps évacués en janvier 1945 se situaient en Pologne occupée.

C’est la menace directe de l’armée soviétique libérant les États baltes et la Pologne, engagée dans l’opération Vistule-Oder, entre le 12 janvier et le 3 février 1945, qui précipite l’évacuation d’Auschwitz-Birkenau et camps annexes (Monowitz, Bobrek, Jaworzno, Blechhammer) du 17 au 21 janvier, de jour comme de nuit, dans le froid, la neige et la pluie.

Au printemps 1945 ce sont les camps situés à l’ouest [2] du Grand Reich qui sont vidés.

  Analyse

Analyse
Les caractéristiques de la Marche de la mort décrites par Henri Graff sont reprises par l’ensemble des témoins racontant l’évacuation du complexe d’Auschwitz-Birkenau et camps annexes en janvier 1945 : marche en colonnes, puis après la marche, pour beaucoup, évacuation en wagons découverts ; aucune distribution de vivres ; un froid intense, la neige ; l’exécution des déportés trop faibles pour continuer.

Le document permet de comprendre que ces Marches de la mort sont un des temps particulièrement meurtriers du système concentrationnaire nazi ayant abouti au génocide des juifs.

- La faim est permanente puisque rien n’est distribué pendant cette marche. Certes au départ Henri Graff évoque plein de boîtes de conserve, plein de pains . Selon le moment du départ (de jour ou de nuit, en début ou à la fin de l’évacuation de milliers de déportés) et le lieu (Auschwitz I, Auschwitz II-Birkenau ou les camps annexes) les provisions distribuées sont en fait très différentes. Beaucoup de déportés n’ont rien eu au départ. D’autres ont pu «  organiser » c’est-à-dire se débrouiller pour récupérer, chaparder des chaussures ou de quoi manger. Certains, comme Henri Graff, ont bénéficié d’une distribution spéciale de nourriture. Cette « abondance » de nourriture doit d’ailleurs être analysée en fonction de l’obsession de la nourriture qui harcelait les déportés dans les camps : le jugement sur la quantité de pains et de boîtes de conserve mise à disposition des internés peut être exagéré car cette distribution était inespérée, incroyable pour des déportés ne connaissant depuis des mois, des années que la faim.

Dans ces conditions, on pourrait être surpris par la remarque apportée par Henri : « cette musette, ces deux kilos de pain ... me pesaient ... j’ai tout jeté ». Les déportés étaient déjà sous-alimentés dans les camps et donc considérablement affaiblis, amaigris. Aussi porter un sac de 4-5 kg tout au plus, tout en marchant dans la neige, avec des « chaussures » totalement inadaptées, se révélait un effort sur-humain, impossible à assurer durant plusieurs heures.

- Henri Graff indique deux ou trois mille personnes  : les chiffres sont très difficiles à cerner. Toutefois des estimations évaluent à près de 59 000 le nombre de déportés d’Auschwitz-Birkenau et camps annexes (Monowitz, Bobrek, Jaworzno, Blechhammer) évacués du 17 au 21 janvier 1945.
Tout contribue à la très forte mortalité lors de l’évacuation d’Auschwitz-Birkenau et des camps annexes.

- La plupart des déportés évacués en janvier ont marché à peu près trois jours et deux nuits. La fatigue est immense, inexprimable. Les arrêts pour que les gardiens puissent dormir se sont faits dans l’inorganisation totale, au hasard d’une grange, d’un local quelconque. Aucune distribution de nourriture n’a eu lieu lors de ces arrêts. Il fallait se tasser, ne surtout pas se déchausser malgré la souffrance sous peine de repartir pieds nus, même si les chaussures (ou ce qui en faisait fonction) blessaient, si les plaies saignaient.

- Après cette marche, la plupart des déportés a subi l’épreuve meurtrière des wagons de marchandises découverts alors qu’il faisait des températures très basses ( entre -20° et -30°) et que la neige tombait fréquemment. Les déportés sont entassés pêle-mêle, les uns contre les autres, parfois sur les autres. Les cadavres sont de plus en plus nombreux. Les uns sont maintenus sous les survivants, leur servant de « matelas » protégeant des rugosités du plancher du wagon les fessiers réduits à la peau sur les os. Dans certains wagons les survivants ont encore un peu de force et peuvent « balancer » les cadavres hors du wagon. Peu ou pas d’arrêts sont ménagés et il n’y a toujours pas de distribution de nourriture ou de boisson.

- Le froid intense (-25°) est mortifère d’autant que les déportés ne sont pas correctement vêtus. Henri décrit « une petite liquette sur le dos, une veste qui était comme de la paille, des sabots innommables aux pieds » : la tenue « ordinaire » d’un déporté était l’habit rayé, avec aux pieds des « soques » (Holzschuhe) de toile à semelle de bois qui ne tenaient pas aux pieds. Toutefois les nazis n’ont pas pu fournir à tous cet « habit de bagnard ». Aussi certains, hommes comme femmes, ont-ils été « habillés » avec des vêtements récupérés sur les arrivants immédiatement gazés, avec des chaussures lancées au hasard et dépareillées. Les tenues rayées, jamais adaptées, quant à la taille à la personne qui les reçoit, ont bien sûr servi successivement à plusieurs déportés, récupérées sur des morts pour « vêtir » les vivants, finissant par être des haillons. Le problème des chaussures inadaptées à une longue marche dans la neige est dramatique : beaucoup de déportés ont eu les pieds gelés au sens médical du terme et certains ont perdu leurs orteils.

- Les évacués sont déjà malades pour la plupart avant l’évacuation. Henri parle de la diarrhée  : les internés, sous-alimentés, épuisés par 12 heures de travail par jour, six jours par semaine, vivant dans une totale absence d’hygiène qui favorise les épidémies, sont très souvent victimes de maladies et infections. La dysenterie est généralisée dans les camps. Il y avait durant la marche quelques pauses pour accomplir les besoins essentiels, mais pour certains, l’attente est trop longue pour retenir un besoin incontinent. 
Lors du transfert en wagon découvert, un autre témoin, Gilbert Michlin qui a publié Aucun intérêt au point de vue national , chez Albin Michel, en 2001, raconte que, pour faire ses besoins, il faut arriver à prévenir les gardiens, puis se tenir assis sur la cloison, les fesses à l’extérieur, pendant que le train roule.

- Ce qui montre la volonté d’éliminer le plus grand nombre de prisonniers est l’exécution systématique des plus faibles qui « retardent » l’avancée des colonnes. Henri dit sobrement : «  tués par les SS ». Les colonnes sont encadrées par divers gardiens, des SS mais aussi des militaires âgés, qui ont de façon très généralisée appliqué les ordres : tous les déportés qui risquent de freiner l’avancée des colonnes sont tués d’une balle dans la nuque et les cadavres sont laissés sur le bord de la route.

Face à tous ces éléments devant aboutir à une mort programmée, on est stupéfait de constater l’incroyable résistance de certains déportés qui malgré le froid, la faim, la soif, l’absence de sommeil, la mort omniprésente avancent un pas après l’autre, même si c’est parfois de manière somnambulique. De nombreux témoignages décrivent la technique permettant à cinq amies, marchant de front, se tenant par les bras, de laisser dormir celles placées au centre, tout en marchant, les places étant échangées ensuite.

- Gleiwitz Aujourd’hui, les historiens distinguent à Gleiwitz la présence d’une gare et celle de deux camps (Gleiwitz I et Gleiwitz II) pendant cette période.
Ce site est cité, sans autre précision, par de très nombreux déportés témoignant de leur évacuation d’Auschwitz–Birkenau et des camps annexes en janvier 1945. Ce fut un lieu où la sauvagerie s’est déchaînée car aucune anticipation de la part des nazis n’avait permis d’organiser l’installation de milliers de personnes épuisées, affamées, ayant assisté à la mort de tant de compagnons pendant ce transfert, presque totalement déhumanisées.
Gilbert Michlin raconte son arrivée à Gleiwitz : « nous sommes laissés dans le camp, sous surveillance, mais pour ainsi dire abandonnés, livrés à nous-même. On ne nous a pas désigné de Block, à nous de nous débrouiller ». Ils dorment en fin de compte dehors, après une bagarre avec ceux déjà en place ; « le camp est transformé en un véritable enfer où tout le monde tape comme il peut, sur qui il peut, pour tenter de trouver, ou de conserver, un peu de chaleur et de repos. »

- Gross-Rosen Ce camp est situé en Basse-Silésie et devient un camp autonome avec ses propres Kommandos de travail à l’automne 1941.
http://wiki.afmd.asso.fr/index.php?title=Gross_Rosen
Les détenus des camps de l’Est ont transité par ce camp provoquant une surpopulation et une épidémie de typhus. Entre le 8 février et le 23 mars 1945, le camp doit donc à son tour être évacué vers Buchenwald, Dora, Flossenbürg, Dachau, Bergen-Belsen. Plus de 30 000 détenus sont ainsi embarqués dans des trains découverts. Ce furent des « wagons-tombereaux » qui provoquèrent en une dizaine de jours de trajet une très forte mortalité parmi les détenus victimes du froid intense, de la faim et de la soif, de la promiscuité avec des malades. Le 5 mai 1945, les troupes soviétiques entrées dans Gross-Rosen ne trouvent que quelques survivants.

L’utilisation de témoignages est sujet de débats :Cf. Le témoignage, le rôle du témoin

 Pour aller plus loin

Questions posées aux historiens

- 1. Des déportés ont-ils pu s’évader pendant ces marches de la mort de janvier 1945 ?

Les déportés, pour la plupart, viennent de pays, de régions éloignés de leurs camps, de leur trajet d’évacuation et ne peuvent donc pas se repérer. En outre, pour le plus grand nombre, ils ne parlent pas le polonais ni l’allemand. Charlotte Delbo dans  Auschwitz et après, Aucun de nous ne reviendra tome 1, Editions de Minuit, ajoute : « Il faut être fort pour vouloir s’évader. Il faut savoir compter sur tous ses muscles et sur tous ses sens ». Cela est bien sûr quasiment impossible pour la plupart des déportés, déjà dans les camps, a fortiori pendant ces transferts. La terreur règne et les déportés, témoins de l’exécution de leurs camarades qui ne pouvaient pas suivre, savent que le risque est immense de se faire tuer. Il y eut toutefois des tentatives d’évasion toujours très hasardeuses et dépendant des opportunités.

- 2. Pourquoi et comment les nazis ont-ils organisé ces évacuations des camps ?

A l’écoute des témoins, on est frappé par l’apparente absence de tout plan coordonné, de toute logique dans les trajets, la totale impréparation des camps devant « recevoir » les colonnes de ces déportés ayant franchi dans les pires conditions des centaines de kilomètres. L’accès à des archives permet toutefois aux historiens de constater qu’il y a eu en fait des plans définis par les nazis. On sait par ailleurs que les ordres imposés par les autorités supérieures nazies étaient transmis aux exécutants avec une obligation absolue de résultat tout en laissant une grande liberté quant aux moyens à mettre en oeuvre concrètement, sur le terrain.
On note la diversité des explications données par les déportés à ces évacuations et, en fait, leur incompréhension encore aujourd’hui face à ce calvaire. En particulier, pourquoi, en avril 1945, en pleine débâcle, les nazis soustraient-ils encore des forces humaines et du matériel à l’effort de guerre au « profit » du déplacement de déportés ?
Les historiens évoquent le besoin permanent de main d’oeuvre alors que les armées allemandes sont obligées de recruter de très jeunes gens, la volonté de garder des otages pour d’éventuelles négociations, le désir de ne laisser aucune trace de leurs crimes pour expliquer cette obstination à transférer les internés vers l’intérieur du Reich au fur et à mesure des avancées des troupes des Alliés.
Pour les gardiens (SS et autres), encadrer ces déportés sur les routes ou dans les wagons était moins risqué que d’être sur le front russe et serait donc un moyen d’assurer leur survie.

- 3. Quels sont les bilans humains de ces marches de la mort de janvier 1945 ?

Toute estimation chiffrée est très approximative et chaque source propose des données très différentes. L’Encyclopédie de l’Holocauste indique :
 « Les unités SS forcèrent près de 60 000 prisonniers à marcher vers l’ouest depuis les camps d’Auschwitz. Des milliers de prisonniers furent tués dans les camps quelques jours avant le début de la marche de la mort. Des dizaines de milliers de prisonniers, pour la plupart des Juifs, furent forcés de marcher vers le nord-ouest pendant 55 kilomètres à destination de Gliwice (Gleiwitz), rejoints par des prisonniers des camps secondaires de la Silésie du nord-est, tels que Bismarckhütte, Althammer et Hindenburg, ou vers l’ouest pendant 63 kilomètres à destination de Wodzislaw (Loslau) dans la partie ouest de la Silésie du Nord, rejoints par les prisonniers des camps secondaires du sud d’Auschwitz, tels que Jawischowitz, Tschechowitz et Golleschau. Les gardes SS tuèrent les traînards ou les prisonniers épuisés. Les prisonniers souffrirent du froid et de la faim au cours de ces marches. Au moins 3 000 prisonniers moururent sur la route en direction de Gliwice (Gleiwitz), et 15 000 autres environ perdirent la vie au cours des marches d’évacuation d’Auschwitz et des camps secondaires. »

Martine Giboureau, professeure d’histoire-géographie-éducation civique
avril 2013

- Pour en savoir plus :

  • Mémoire demain, un DVD-ROM de l’Union des déportés d’Auschwitz, sur Auschwitz, Auschwitz-Birkenau, avec un livret d’accompagnement à vocation pédagogique, des idées de séquences pour la classe :
    http://www.cercleshoah.org/spip.php?article67

31 mars 2013

[1orthographié Henri GRAF sur le site du Mémorial de la Shoah

[2Le cas du Struthof-Natzweiler, en Alsace, est particulier. Du 2 au 20 septembre 1944 : évacuation du camp principal par les nazis vers Dachau et Allach ; le 11 novembre 1944 : transfert de l’administration du camp à Guttenbach.
Après l’évacuation du camp central, les camps annexes situés à l’est du Rhin continuent de fonctionner. Le 23 novembre 1944, le KL-Natzweiler est le premier camp de concentration découvert par les Alliés à l’ouest de l’Europe. En mars-avril 1945 ont lieu l’évacuation des camps annexes, dans le cadre des Marches de la mort.


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