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Camp de Langenstein-Zwieberge (Halberstadt) - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

Camp de Langenstein-Zwieberge (Halberstadt)

mercredi 10 octobre 2012

Langenstein-Zwieberge (code : « B 2 » ou « Malachit »), près de Halberstadt dans le Harz, était un sous-camp de Buchenwald, où 7 000 détenus de 22 pays, en 1944 et 1945 creusent des tunnels en forme de grille (Stollen) dans la montagne, les Thekenberge, pour abriter des usines de pièces de moteurs d’avions.
De nombreux détenus meurent par le travail, "Vernichtung durch Arbeit" ; d’autres sont abattus lors de la Marche de la mort en avril 1945.
Le camp est libéré le 11 avril 1945 par les Américains. Les Soviétiques ont démonté les installations. La RDA, puis la RFA ont utilisé le site.

Le camp de Langenstein-Zwieberge a été ouvert le 20 avril 1944.

Langenstein sous-camp de Buchenwald

Langenstein-Zwieberge (code : « B 2 » ou « Malachit »)
était un camp extérieur de Buchenwald, qui a existé entre
avril 1944 et avril 1945. Parmi les quelques 7000 déportés passés par ce camp, 997 étaient français.

L’ancienne place d’appel

Les premiers détenus sont logés dans une grange, Feldscheune, près d’une auberge.
Le Junkerskommando d’Halberstadt est transféré à "Malachit" le 22 février.

Dans l’ensemble montagneux des Thekenberge, les détenus creusent un immense réseau de tunnels en forme de grille, (ou gril), Stollensystem, pour enfouir la production de Junkers, avions à réaction et pour se protéger des bombardements alliés.

Les Thekenberge, emplacement des tunnels

Dans ce camp qui a pour nom de camouflage, "Malachit "(cristaux de malachite), les travailleurs forcés ont creusé 13 kilomètres de galeries dans la roche sur 67 000 m² alors qu’il était prévu de creuser sur 72 000 m². Ils tombaient comme des mouches, un mort par mètre d’avancée des galeries par endroit. Les SS désignaient cela comme Vernichtung durch Arbeit (anéantissement par le travail). D’autres sont victimes de la sous-alimentation, des conditions sanitaires déplorables dans le camp, des accidents, des brimades et assassinats commis par des gardiens ou des civils allemands ( Meister).
"Es war die absolute Hölle", c’était l’enfer absolu, dit Arno Lustiger, qui après la marche de la mort depuis Auschwitz, Gross-Rosen, une évasion râtée, un passage au Petit Camp de Buchenwald, est arrivé en février 1945, à Langenstein. Il est à bout de force. Un jour, un Meister le laisse se cacher, ce qui lui permet de récupérer un peu.
Alors que les troupes américaines approchent, on raconte que les SS vont enfermer les détenus dans les tunnels et faire sauter l’entrée.

Le 9 avril 1945, le camp est évacué. Les détenus capables de marcher reçoivent une ration d’un jour, la seule qu’ils recevront pendant la marche à pied, de nuit. Lors de la « Marche de la mort », les internés vont en 6 colonnes de 500, vers l’Elbe, Aschersleben, Bitterfeld, Wittenberg. Les colonnes n’effectuent pas le même parcours.
Arno Lustiger s’enfuit lors de cette deuxième marche de la mort, la quatrième nuit, près de Quenstedt. Un fermier lui donne du pain...
Pris, il réussit à s’enfuir, alors que 8 autres camarades sont exécutés. Enfin il rencontre un char américain et se retrouve à l’hôpital, il est libre mais à moité mort.
Paul Le Goupil s’enfuit près de Wittenberg.
La marche de la mort, écrit-il a duré 10 jours, 320 km, le bilan est de 2500 morts.
Le Polonais Rudolf John dit que les femmes donnent du pain. Il réussit à s’évader le 27 avril.
Les estimations vont de 2000 à 2500 détenus morts ou disparus.
Les malades restés à Langenstein, sont libérés le 11 avril 1945 par les Américains, mais après cette date, de nombreux survivants meurent dans les hôpitaux.

Monuments mémoriaux à Langenstein

stèle marches de la mort
Mémorial aux victimes de 22 pays

Un jeune historien allemand, Henning Fauser s’interroge : Comment transmettre la mémoire de la déportation ? L’exemple du « Groupe Deuxième Génération » à Langenstein-Zwieberge.

commémoration en 2005 de la Marche de la mort à partir de Langenstein, photo Henning Fauser
La deuxième génération
Comment transmettre la mémoire de la Déportation ? L’exemple du Groupe Deuxième Génération à Langenstein-Zwieberge par Henning Fauser

Médiagraphie

Fauser Ellen (Hrsg.), Die Kraft im Unglück. Erinnerungen an Langenstein-Zwieberge - Außenlager des KZ Buchenwald, Halberstadt o. J.
Le Goupil Paul, Un Normand dans… Itinéraire d’une guerre 1939-1945, Paris, Editions Tirésias, Michel Reynaud, 1991.
Lustiger Arno, Zum Kampf auf Leben und Tod. Vom Widerstand der Juden 1933-1945, Köln, Kiepenheuer & Witsch, 1994.
Lustiger Gila, Nous sommes, Stock, 2005
Petit Georges, Retour à Langenstein. Une expérience de la déportation, Paris, Belin, 2001.
Torner Emile, Résister, c’est exister, Paris, Éditions Delga, 2010.
Brezniak Naphtali, Birkenland, Gesprache mit meiner Vater Moshe, éd. Stiftund Denmal für die ermordeten Juden Europas, 2011, 247 p.
BENZ Wolfgang / DISTEL Barbara, Der Ort des Terrors. Geschichte der nationalsozialistischen Konzentrationslager, 9 volumes, C.H.Beck, 2010
Mémorial du camp :
http://www.stgs.sachsen-anhalt.de/gedenkstaette-fuer-die-opfer-des-kz-langenstein-zwieberge/
Mémorial et Musée
Gedenkstätte Langenstein-Zwieberge, Vor den Zwiebergen 1
38895 Langenstein
Histoire du camp
Libération du camp :
http://resources.ushmm.org/film/display/detail.php?file_num=1406
Des photos sur l’histoire des galeries devenu entrepôt pour les billets de banque de la RDA retirés de la circulation :
http://einestages.spiegel.de/external/ShowTopicAlbumBackground/a11421/l0/l0/F.html#featuredEntry

Retour à Langenstein :
http://www.adirp.org/voyagelangenstein.html
Des photos :
http://www.raymond-faure.com/Langenstein_Zwieberge/langenstein-zwieberge.htm

Avec l’aide de Henning Fauser, NM, janvier 2013.

Louis Bertrand, ancien déporté français, a été inhumé le 11 avril 2014 à Langenstein-Zwieberge Louis Bertrand, un ancien déporté français qui voulait être inhumé en Allemagne

BERTRAND Louis, Nummer 85250. Konzentrationslager Buchenwald – Aussenkommando Langenstein-Zwieberge. Témoignage, éd. Prête-moi ta plume, 2005, 181 p.

avril 2014

L’évacuation du camp de Langenstein-Malachit :
http://asso-buchenwald-dora.com/tem...

(autres photos, collection privée NM-UH)


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