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Les Juifs à Marseille (1939-1942), du refuge au piège ; la rafle de Marseille en 1943 et la destruction du vieux port. - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d'Auschwitz]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah - Amicale d’Auschwitz

Les Juifs à Marseille (1939-1942), du refuge au piège ; la rafle de Marseille en 1943 et la destruction du vieux port.

conférence de Renée Dray-Bensousan et projection de documents
mercredi 7 septembre 2011

Conférence-débat avec Renée Dray-Bensousan, Témoignages de Gabriel Benichou et Francine Champlon.
Présentation le mercredi 22 juin 2011 à l’UDA du Petit Cahier n°14, "Les Juifs à Marseille 1939-1944", avec la transcription de la conférence de Renée Dray-Bensousan et des témoignages, Les Juifs à Marseille, 1939-1942 : du refuge au piège, des articles sur Un Juste à Marseille :Varian Fry, août 1940-septembre 1941, la Journée d’étude organisée par Ciné-Histoire, le 25 octobre 2007, de nombreux documents avec des compléments sur la rafle de Marseille en 1943 et la destruction du vieux port.

Les Juifs à Marseille (1939-1942) du refuge au piège

rafle, 24 janvier 1943, B-archiv

Les Juifs à Marseille (1939-1942) du refuge au piège conférence par Renée DRAY-BENSOUSAN,
Renée Dray-Bensousan, Gabriel Benichou, Francine Champlon
Renée Dray Bensousan, Gabriel Benichou

 Compte rendu

de la conférence de Renée Dray-Bensousan [1]et des témoignages
Les Juifs à Marseille, 1939-1942, du refuge au piège

- Une communauté plurielle composée de Comtadins, de Sépharades et d’Ashkénazes
La communauté juive de Marseille comprendrait 10 000 personnes sur une population estimée en France, de 250 000 à 300 000 juifs. Cette communauté, dont plus de la moitié vient de l’étranger, est plurielle et peu politisée par rapport aux juifs de Paris. Les Comtadins, juifs du pape, sont là depuis longtemps, se disent Français de souche et beaucoup sont déjudaïsés. Les Levantins sépharades judéo-espagnols, sont arrivés par vagues successives, de l’empire ottoman, en particulier après le grand incendie de Salonique en 1917, d’Italie. Les séfarades « Nords-Africains » ( Tunisiens, Marocains, Algériens) sont nombreux et se marient avec des Comtadines. Les Ashkénazes sont composés de juifs alsaciens venus après la guerre de 1870 ainsi que de quelques Allemands, de gens d’Europe centrale et orientale. Ils seront plus nombreux avec la débâcle.

- Le refuge en zone dite libre
Dès 1933, arrivent des Allemands puis des Autrichiens, dont de nombreux juifs de haut niveau. Ils sont dans les villas de Sanary-sur-Mer (Var). La France xénophobe arrête des étrangers, les met dans le camp des Milles.
Marseille est encombrée de réfugiés, de repliés, venus de partout, dans la grosse pagaille de l’exode. En août 1940, un journaliste américain, Varian Fry, arrive à Marseille pour un mois, avec une liste de 200 noms et 3000 dollars. Mandaté par le Comité américain de secours d’urgence, (ERC) pour organiser le sauvetage et l’évasion d’écrivains, d’artistes, de savants, de responsables politiques, menacés par Mussolini, Hitler et Franco, il a fait partir 1200 personnes avant de se faire expulser en 1941.

Avec la loi du 27 septembre 1940, « les étrangers sont en surnombre dans l’économie nationale ». Les associations caritatives juives comme le JOINT (Joint Distribution Committee), l’AIP [2], l’OSE (Organisation de secours aux enfants), l’ORT (Organisation, reconstruction, travail), ou non juives comme l’YMCA [3], portent assistance aux réfugiés. Les oeuvres juives ont par la suite été obligées de se fondre dans UGIF.
Les activités du port sont en chute libre, des lignes sont supprimées. La guerre n’a pas arrêté le trafic maritime qui reprend fin 1940 jusqu’au 11 novembre 1942, en particulier les lignes vers l’Algérie, le Maroc, la Palestine en passant par Suez, et même Shanghai. Les filières d’émigration légale pour les candidats à l’exil évoluent en fonction des pays en guerre. La HICEM [4], avec le soutien financier du JOINT, a l’autorisation de faire partir des bateaux via Casablanca, Lisbonne, pour les Etats Unis, le Mexique comme Anna Seghers [5], en République Dominicaine ou à Cuba. Certains vont jusqu’à Shanghai avant que la voie maritime soit fermée. L’Eridan à bord duquel la famille Adler était embarquée en 1941, a dû rebrousser chemin à partir de Dakar, la voie de l’Indochine étant bouclée. L’HICEM fait partir des gens aussi par l’Espagne et le Portugal. Malgré les nombreuses difficultés, cette organisation a fait émigrer 20 000 personnes.

-  Le piège
Les juifs sont en plein désarroi devant les mesures antisémites, comme le Statut des juifs qui laisse de nombreux juifs sans emploi avec l’aryanisation économique et celle des professions, la loi du 4 octobre 1940, loi d’internement des juifs étrangers dans des camps spéciaux et celle du 7 octobre 1940, l’abrogation du décret Crémieux. 20 % des juifs marseillais deviennent indigènes. Le CGQJ [6], est créé par Vichy en mars 1941 pour contrôler l’application des mesures. Les juifs doivent se faire recenser en juin 1941, puis recenser leurs biens pour faciliter l’aryanisation économique. Les juifs qui sont attachés à la France, se déclarent par civisme. Le grand rabbin Hirschler organise les aides à la communauté. Des associations non juives comme la Cimade, organisation protestante, les Quakers, viennent en aide aux juifs qui, à cause du Statut des juifs, ont perdu leur emploi. L’ORT [7] leur apprend des métiers manuels pour les reclasser dans l’artisanat. D’autres s’inscrivent dans les GTE [8]. L’OSE met à l’abri des enfants.
Le 2 juillet 1942, un accord Bousquet-Oberg-Knochen sur la déportation des juifs étrangers met fin à l’émigration légale. Au camp des Milles, des juifs étrangers sont internés, les femmes et les enfants sont séparés des hommes. Le camp est un centre de rassemblement, de criblage, un camp d’internement puis un camp de transit avant Drancy, Compiègne. Les hôtels Bompard, Terminus sont réquisitionnés. La presse antisémite s’est installée à Marseille. L’« Émancipation nationale » (de Doriot) alimente l’antisémitisme en publiant des caricatures.

Avec l’invasion de la zone non occupée, Marseille devient une souricière. Après le 11 novembre 1942, les Allemands entrent à Marseille. En décembre 1942, le tampon « JUIF » est apposé sur les papiers d’identité. La Gestapo et la Milice traquent les juifs.

 Rafle et destruction du Vieux-Port

Suite à des attentats contre des soldats, les Allemands veulent des représailles. Ils s’entendent avec les autorités de Vichy pour évacuer le vieux port. Du 22 au 29 janvier 1943, de nombreuses opérations de police ont lieu dans des quartiers de Marseille. 400 000 contrôles d’identité sont effectués par les forces de l’ordre. Dans le Vieux-Port, le quartier de l’hôtel de ville, Saint Jean et du Panier, 25 000 habitants reçurent l’ordre d’évacuer leur domicile. 12 000 sont embarqués au camp de Fréjus... Environ 6 000 juifs et non juifs passent devant une commission de criblage aux Baumettes. Les suspects sont envoyés en gare d’Arenc par des policiers français et des soldats allemands, puis à Compiègne. Sur 20 000 raflés, 5 000 peuvent rentrer à Marseille.

1 650 personnes dont 782 juifs, comtadins, levantins, sépharades, ashkénazes, livrés par la police française, furent expédiées dans les camps, en wagon à bestiaux pour Compiègne, Drancy, Sobibor. Un juif sur cinq a été déporté de Marseille.
870 jeunes, sont déportées à Sachsenhausen [9].

Le quartier du Vieux-Port est dynamité par la Wehrmacht. 2 000 maisons sont détruites, selon le périmètre de démolition du plan Beaudoin. Des rues ont disparu.

Monument sur la rafle du Vieux-Port de Marseille

voir le plan dans le livre de DELL’UMBRIA Alèssi, Histoire universelle de Marseille

Des photos sur le site de La Provence, "De Marseille aux camps de la mort" :
http://www.laprovence.com/diaporama/de-marseille-aux-camps-de-la-mort
Accès aux photos de Wolfgang Vennemann sur la rafle de Marseille et la destruction du port :
http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Battle_of_Marseille

Conférence-débat avec Renée Dray-Bensousan
Chercheure à la MMSH (Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme)
Présidente d’A.R.E.S. (Association pour la Recherche et l’Enseignement de la Shoah)
Membre du Comité scientifique au Mémorial des Milles [10].
http://www.campdesmilles.org/upload/campdesmilles-dossier-presentation.pdf
DRAY-BENSOUSAN Renée, Les Juifs à Marseille - (1940-1944), Les Belles Lettres-Histoire, Paris, 2004. 474 p.

Témoignages de Gabriel Benichou et Francine Champlon
Mercredi 17 mars 2010 à 14 h 30 Lycée Jacques Decour, 12 avenue Trudaine 75009 PARIS (métro Anvers) Chapelle du lycée, Entrée libre

  Les témoignages

les témoins Gabriel Benichou et Francine Champlon
Gabriel Benichou et Francine Champlon

Gabriel Bénichou est né à Tlemcen en Algérie en 1927. Il fait ses études au lycée Saint-Charles à Marseille où sa sœur était installée. Ses parents sont venus leur rendre visite, puis sont repartis en Algérie. Il n’est pas parti en vacances avec son frère en Algérie, car il avait à passer un examen d’anglais. Pensionnaire, il reste souvent au lycée à cause des rafles. Ce jeudi-là, il a fait le mur, pour aller chez sa sœur. Le 8 avril 1943, la Gestapo frappe à la porte. Il est enfermé à la prison Saint-Pierre, transféré à Drancy, puis déporté à Auschwitz-Birkenau par le convoi N°57, le 18 juillet 1943. Il est un des rares survivants de la marche de la mort. Il fait partie du groupe des « nettoyeurs » du Ghetto de Varsovie, avant de se retrouver à Dachau et de faire, encore, les marches de la mort avant d’être libéré.

Francine Champlon
La famille s’est dispersée lors de l’exode et certains n’ont pu franchir la ligne de démarcation, la zone occupée étant interdite aux juifs. A Marseille, en avril 1941 l’institutrice a demandé s’il y avait des juifs dans la classe. Quand il a fallu se déclarer juif, pour la famille, il fallait obéir au Maréchal Pétain. En novembre 1942, avec l’occupation de la zone dite libre, la famille cherche à quitter Marseille. Le 22 janvier 1943, deux inspecteurs français entrent dans l’appartement et demandent les cartes d’identité. Sa mère a fait un malaise en répétant qu’elle était veuve de guerre. l’inspecteur lui dit de s’habiller. Jetant un œil sur les papiers, l’inspecteur venu pour un autre nom, les laisse.
Mais une partie de la famille a été arrêtée, partie pour Compiègne et Sobibor. Ils avaient très peur. Ils ont réussi à quitter Marseille.

BENICHOU Gabriel, L’adolescence d’un juif d’Algérie, L’Harmattan, 2004, 182 p.
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 Rafle d’enfants de la Verdière

La Verdière, un centre d’hébergement en résidence surveillée, dépendant de l’OSE puis de l’UGIF [11].
Trente enfants juifs et les quatorze adultes qui les encadraient enfermés dans le centre de rétention de la Verdière, 40 avenue de la Rose, furent envoyés à Drancy avec leur directrice Alice Salomon, le 20 octobre 1943.
Puis déportés à Auschwitz dans les convois n°61 du 28 octobre, n°62 du 22 novembre et n°68 du 10 février 1944. Tous périrent, sauf l’étudiant en médecine, Claude Lehmann, seul rescapé. Suzette Hazzan a retracé l’histoire de ce centre :
http://www.lemeilleurdemarseille.fr/communautes/23754-marseille-noublie-pas-les-enfants-de-la-verdiere
Des Témoins :
http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/151594/video-temoins-du-drame-de-la-verdiere-en-1943.html
J’avais seize ans à Pitchipoi, Denise Toros-Marter
Les noms des enfants juifs déportés à Marseille :
http://jimp.fr/fr/component/content/article/129-parcours-d/129-etape-31-b

- Siegfried Kracauer

"Nous sommes donc retenus contre notre gré à Marseille. Or, j’ai le double malheur d’être ressortissant allemand et israélite. Pour cette raison, je suis menacé, étant âgé de 51 ans, de service du travail et de l’internement dans les camps spéciaux pour les israélites — selon les termes de la loi sur les étrangers et du statut des israélites. Ce serait la fin de ma vie". septembre 1940, Siegfried Kracauer

LEVIN Thomas Y., Siegfried Kracauer – Eine Bibliographie seiner Schriften, Deutsche Schillergesellschaft, Marbach am Neckar, 1989

 bibliographie

AUBRAC Raymond, Où la mémoire s’attarde, Paris, Odile Jacob, 1996
BENEDITE Daniel, La filière marseillaise, éd. Clancier-Guénaud, 1984, 351 p.
Un extrait du livre de Daniel Bénédite, sur « Le Centre américain de secours après le départ de Varian Fry », revue Agone, 38-39, 2008 :
http://revueagone.revues.org/225
BENICHOU Gabriel, L’adolescence d’un juif d’Algérie, L’Harmattan, 2004, 182 p.
DRAY-BENSOUSAN Renée, Les Juifs à Marseille (1940-1944),Paris, Les Belles Lettres, 2004, 474 p.
CR. http://www.aphgaixmarseille.com/spip.php?article210
BRETON André, « Le Jeu de Marseille », dans La Clé des champs, 1953 in Œuvres complètes, tome 3, éditions Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, 1999
DELARUE Jacques, Trafics et crimes sous l’occupation, Le livre de poche, 1971, 507 p., (1ère édition Fayard 1968)
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1972_num_27_2_422515_t1_0509_0000_3
DELL’UMBRIA Alèssi, Histoire universelle de Marseille. De l’an mil à l’an deux mille, Agone, Marseille, 2006, 756 p. ( Cf. plan du Vieux port)
DRAY-BENSOUSAN Renée, Les Juifs à Marseille 1939-1944, Les belles Lettres-Histoire, 2004, 474 p.
CR par Isabelle Debilly, "Comment s’organise une spoliation ?",
http://espacestemps.net/document973.html
DURANTON-CRABOL Anne-Marie, Alvin Johnson et Varian Fry au secours des savants et des artistes européens 1933-1945, Michel Houdiard Editeur, 2002
FEUCHTWANGER Lion, Le Diable en France, Belfond 2010, 312 p.
 [12]
Le diable en France, livre complet en anglais :
http://sait.usc.edu/orientation/media/Publications/DevilinFranceLibrary.pdf
Un compte rendu du livre :
Le diable en France, Lion Feuchtwanger
Lien vers les archives de Lion Feuchtwanger :
http://www.usc.edu/libraries/archives/arc/libraries/feuchtwanger/aboutfeuchtwanger.html
FITTKO Lisa, Le Chemin des Pyrénées, Paris, Maren Sell et Cie, 1985, 314 p.
FONTAINE André, Un camp de concentration à Aix-en-Provence ? Le camp d’étrangers des Milles, 1939-1943, Cahors, Edisud, 1989, 245 p.
FRY Varian, (Surrender on Demand, Random House, 1945), La Liste noire, Plon, 1999, 282 p.
FRY Varian, "Livrer sur demande...". Quand les artistes, les dissidents et les Juifs fuyaient les nazis (Marseille, 1940-1941), nouvelle édition revue et augmentée de La Liste noire, Marseille, Éditions Agone, 2008, 356 p.
FRY Varian, Livrer sur demande...Quand les artistes, les dissidents et les Juifs fuyaient les nazis (Marseille, 1940-1941), Annexe : « Varian Fry journaliste politique (1935–1943) »  : sur un pogrom à Berlin, la politique américaine à l’égard des réfugiés, le massacre des Juifs d’Europe et l’abolition du décret Crémieux en Algérie. Cahier photos et documents. Agone, collection « Éléments », 2017
Varian Fry par Pierre Sauvage :
http://www.chambon.org/sauvage_fry_fr.htm
GIRAUDY Danièle (sous la direct.), Le Jeu de Marseille. Autour d’André Breton et des surréalistes à Marseille en 1940-1941, Éditions Alors Hors Du Temps, Marseille, 2003, 142 p.
GOLD Mary Jayne, Marseille, années 40, Pierre Sauvage (Postface), Edmonde Charles-Roux (Préface), Alice Seelow (Traduction), Editions Phébus libretto, 2006, 473 p., (1er édit. Phébus, 2001)
Marie Jane Gold
Un compte rendu de lecture du livre de Mary Jayne Gold, Marseille, années 40 :

Marseille, années 40, Mary Jane Gold

http://www.varianfry.org/gold_annee_fr.htm
GRANDJONC Jacques (direct.), GRUNDTNER Theresia, Zone d’ombres, 1933-1944. Exil et internement d’Allemands et d’Autrichiens dans le sud-est de la France, Aix-en-Provence, éd. Alinéa, 1990, 474 p.
GRANDJONC Jacques, Varian Fry. Mission américaine de sauvetage des intellectuels anti-nazis. Marseille 1940-1942, Actes Sud, 1999
GUICHOTEAU Gérard, Marseille 1943, la fin du Vieux-Port, Marseille, éd. Daniel et cie-Le Provençal, 1973.
Différents groupes de juifs d’origine comtadine, sépharades, ashkénazes vivent auprès du Vieux Port où s’est déroulée la Rafle des juifs de Marseille les 22, 23 et 24 janvier 1943. Des photos de propagande prises par l’armée allemande à Marseille entre 1942 et 1944 :
GUTTSTADT Corry, Die Türkei, die Juden und der Holocaust, (La Turquie, les juifs et l’holocauste), Assoziation A, Berlin/Hambourg, 2008, 520 p.
HALM Dirk, SEN Faruk, Exil sous le croissant et l’étoile, éd. Turquoise, 2009
HUSSER Beate, BESSE Jean-Pierre, LECLERE-ROSENZWEIG Françoise, Frontstalag 122 – Compiègne-Royallieu. Un camp d’internement allemand dans l’Oise –1941-1944, Beauvais, Archives départementales de l’Oise, 2008, 198 p.
JENNINGS Eric T., The best avenue of escape : The French Caribbean Route as Expulsion, Rescue, Trial, and Encounter, University of Toronto, Volume 30, Number 2, Summer 2012 , pp. 33-52(20)
KULIN Ayşe, Dernier train pour Istanbul, Ramsay, 2009
LAMBERT Raymond-Raoul, Carnet d’un témoin,1940-1943, présenté et annoté par Richard Cohen, éd. Fayard, 1985, 299 p.
LESTOC Jean, Le quartier du Vieux-Port sera détruit, in Le Patriote Résistant, journal de la FNDIRP, n°579 janvier 1988
LÉVI-STRAUSS Claude, Tristes tropiques, Collection : Terre Humaine, Pocket, 2001, 513 p., (1ère édit. Plon, 1955, 504 p.)
MC KAY Claude, Banjo (sur le vieux Marseille), éd. Rieder,1931, Éditions André Dimanche, 2002
MALAQUAIS Jean, Planète sans visa, 1947, éd. Phébus, 1999
MALGAT Gérard,Gilberto Bosques, la diplomatie au service de la liberté, Paris-Marseille (1939-1942), Marseille, éditions L’atinoir, 2013
MARRUS Michael R. et PAXTON Robert O., Vichy et les Juifs, éd. Calmann-Lévy, 1981
MENCHERINI Robert dir., Sylvie Orsoni, Suzette Hazzan et Jean-Marie Guillon, Provence-Auschwitz. De l’internement des étrangers à la déportation des juifs 1939-1944, Aix-en-Provence, éd. PUP, 2008, 318 p. ("L’ensemble est complété par des témoignages et documents inédits sur la déportation, recueillis avec le concours de l’Amicale des déportés d’Auschwitz et de Haute-Silésie, Marseille-Provence.")
MENCHERINI Robert, Midi rouge, ombres et lumières 3 : Résistance et Libération, éditions Syllepse, avril 2011 :
http://www.approches.fr/Midi-rouge-ombres-et-lumieres-3
MEYER Ahlrich, Marseille 1942-1944, le regard de l’occupant, photographies de propagande de la Wehrmacht, édition bilingue. Éditions Temmen, Bremen, 1999, 238 p.
un CR de lecture :
http://www.fndirp.asso.fr/propagande.htm
des photos :
Die Razzien in Marseille 1943 und die Propagandaphotographie der Deutschen Wehrmacht La rafle de Marseille en 1943 et les photos de propagande de la Wehrmacht allemande :
http://francia.digitale-sammlungen.de/Blatt_bsb00016421,00137.html
OPPETIT Christian (direct.), Marseille, Vichy et les nazis, Marseille, Amicale des déportés d’Auschwitz et des camps de Haute-Silésie, 1993.
RAJSFUS Maurice, La Police de Vichy. Les forces de l’ordre françaises au service de la Gestapo, 1940-1944, Le Cherche Midi, 1995
SAHL Hans, Survivre est un métier, Austral, 1995
SAUVAGEOT André, Marseille dans la tourmente, 1939-1944, Ed. Ozanne, 1949, 321 p.
SEGHERS Anna, Transit, Livre de Poche, 2004, 376 p. ( paru en 1944 en anglais, en espagnol ; en français, Paris, éd. La Bibliothèque française, 1947, 272 p. ; en allemand en 1948 chez Curt Weller Verlag à Constance et chez Aufbau-Verlag à Berlin-est en 1951.
http://www.dieterwunderlich.de/Seghers_transit.htm
SERGE Victor, Retour à l’ouest, Chroniques (juin 1936 - mai 1940), Marseille, Éditions Agone, 2010
http://agone.revues.org/index261.html
WERFEL Franz, Les Quarante jours du Musa Dagh, Albin Michel, réédition 2015, 958 p. (Die vierzig Tage des Musa Dagh, Paul Zsolnay-Verlag, Berlin-Vienne-Leipzig, 1933)

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sitographie :
Site A.R.E.S. (Association Recherche et Enseignement pour la Shoah)
http://ares-assoc.net/spip.php?rubrique1
Les Juifs à Marseille, dossier :
http://www.centrefleg.com/fiche-dossier.php?id_event=182
Les Marseillais dans la Seconde Guerre mondiale, Exposition par l’Association pour la Recherche et l’Enseignement de la Shoah, ARES :
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article205
Le Mémorial des Camps de la Mort :
http://www.marseille.fr/sitevdm/jsp/site/Portal.jsp?page_id=200
Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme :
http://www.mmsh.univ-aix.fr/Pages/default.aspx
Juifs ottomans :
http://www.istanbulguide.net/istguide/people/connus/juifs/
Les Juifs en Turquie, immigration et sauvetage
Documents de propagande : Opérations d’évacuation du quartier du Vieux-Port de Marseille
http://www.ina.fr/fresques/reperes-mediterraneens/notice/Repmed00206/evacuation-du-quartier-du-vieux-port-a-marseille
La rafle de Marseille :
Témoignage de Denise Toros-Marter pour l’INA :
http://www.ina.fr/entretiens/aProposSignet.php?Collection=Shoah&Entretien=TorosMarter
Gare d’Arenc :
http://www.bild.bundesarchiv.de/archives/barchpic/view/2120030

Exil Shanghai, film, Ulrike Ottingers,
http://www.berliner-zeitung.de/vor-50-jahren-sind-295-juedische-emigranten-aus-ihrem-exil-in-shanghai-nach-berlin-zurueckgekehrt-jetzt-gab-es-ein-wiedersehen-der--shanghailaender--sehnsucht-nach-der-heimat-16737146

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  Le camp des Milles

http://www.campdesmilles.org/
Camp des Milles, le mémorial
De nombreux Allemands et Autrichiens antinazis comme Max Ernst, Otto Meyerhof, Hans Bellmer, Lion Feuchtwanger, Walter Hasenclever, Franz Hessel, Golo Mann, Alfred Kantorowicz... sont pris au piège. 10 000 personnes ont été internées de 1939 à 1942.
http://www.sueddeutsche.de/kultur/mahnmal-les-milles-in-frankreich-wo-der-widerstand-geholfen-hat-1.1463699
"Tous pensaient que la France, patrie des droits de l’homme, leur offrirait protection et asile. Nous conservons le souvenir de chacun de ces réfugiés dont la confiance a été trahie." Jean-Marc Ayrault, premier ministre.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/09/11/un-memorial-de-la-deportation-au-camp-des-milles_1757995_3224.html
Un témoignage sur la famille Miedzwinski de Breslau :"Partis aux Milles" :
http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/libre/20120911/index.html?article_id=878393
<

La tuilerie en activité, photo MB

Camp des Milles - "Parti sans laisser d’adresse" :
http://clioweb.canalblog.com/archives/2012/07/12/24693461.html
Camp des Milles, projet :
http://www.novembre-architecture.com/detail-projet/projet-memorial-du-camp-des-milles-a-aix-en-provence-13--66.html
Lettres des internés du Camp des Milles, 1939 - 1942, éd. Association philatélique du pays d’Aix-en-Provence
http://appa.aix.free.fr/index2.html
Un témoignage vidéo en ligne :
Le sauvetage des artistes, Souvenirs de Varian Fry (14:22 min)
Stéphane Hessel, ancien résistant, ambassadeur de France, Halle Saint Pierre - Paris, février 2008
http://www.akadem.org/sommaire/themes/histoire/1/6/module_3927.php
Un communiqué de la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes après la mort de Stéphane Hessel :
http://www.ujfp.org/spip.php?article2642

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Filmograhie :

 Welcome In Vienna

http://www.cercleshoah.org/spip.php?article240

  • Vienne pour mémoire, Alex Corti, trilogie, 1987, Autriche
    La trilogie de Wohin und Zurück (aller quelque part et revenir) : Dieu ne croit plus en nous, Santa Fé et Welcome in Vienna, d’Alex Corti, scénario de Georg Stefan Troller, Autriche
    http://www.le-pacte.com/france/news/detail/la-trilogie-welcome-in-vienna-actuellement-au-cinema/
    La vie d’Israélites d’origine autrichienne exilés à Prague, Paris, les camps français, la débâcle, Marseille et la course aux papiers, puis aux USA dans les sweat shop pendant la 2e Guerre Mondiale et le retour pour libérer Vienne des nazis dans l’uniforme de l’armée américaine.
    Trois épisodes de Wohin und zurück intitulés : Dieu ne croit plus en nous (An uns glaubt Gott nicht mehr), 1982, 1h50 , Santa Fé, 1986, 1h50, Welcome in Vienna 1986, 2h07, sortie le 30 novembre 2011.
    d’après l’histoire de Georg Stefan Troller.
    La revue de presse sur la trilogie WELCOME IN VIENNA : http://wtrns.fr/0FB4r-g0lbRPGt

    - Le samedi 10 décembre 2011, à 19h à la maison Heine, , entretien avec Georg Stefan Troller, à l’occasion de son 90 ème anniversaire
    Maison Heinrich Heine - 27c boulevard Jourdan, 75014 Paris
    http://www.maison-heinrich-heine.fr/fr/hommage-a-georg-stefan-troller/

    - sortie septembre 2012 : Welcome in Vienna - Coffret 3 DVD d’Alex Corti, Editions Montparnasse, 350 min avec une interview de Georg Stefan Troller dont la vie a inspiré les films (101 mn).

Autres films

  • Passage to Marseille, film de Michael Curtiz, 1944, 109 min
  • Exil, feuilleton télévisé d’Egon Günther, 1981, d’après Lion Feuchtwanger
  • Villa Air Bel - Varian Fry in Marseille, documentaire de Jörg Bundschuh, Allemagne, 1987, 90 min
  • Les Camps du silence, documentaire de Bernard Mangiante, 1988, France, 120 min
  • Les Milles, le train de la liberté, film de Sébastien Grall, 1995, 103 min
  • Varian Fry : The Artists’ Schindler, documentaire de David Kerr, 1997, 51 min
  • Mission sauvetage, documentaire de Richard Kaplan, 1998, France, 25 min
  • Varian’s war, (Varian Fry, un héros oublié), film de Lionel Chetwynd, 2001
  • Varian Fry et le Centre américain de secours. Marseille 1940 – 1941, documentaire de Jean-Claude Bringuier, 2002, 52 min
  • Marseille, janvier 1943, Opération Sultan, documentaire de Jean-Pierre Carlon, France 3 Méditerranée–Productions du Lagon, 2004, 52 min, (Bonus 36 min, interview de Robert Mencherini, historien et d’Anne Sportiello, historienne
    http://www.productionsdulagon.com/Operation_Sultan.html
  • Je ne vous oublierai jamais, film de Pascal Kané, 2010, 115 min
  • And Crown Thy Good : Varian Fry à Marseille, documentaire de Pierre Sauvage, sortira en 2012 aux Etats-Unis.
    -* Les Réquisitions de Marseille (mesure provisoire), de Sébastien Jousse et Luc Joulé, 52 min. DVD, co-production de l’Œil sauvage/France 3 Méditerranée/CNRS Images, 2004. Un film, pour aller plus loin, sur la Libération de Marseille.
    Un film présenté par Ciné-histoire :
    http://cercleshoah.free.fr/annonces/marseille.htm
    "29 août 1944. Au lendemain de la libération de Marseille, au sortir des combats, les ouvriers relancent sans attendre les ateliers tandis que l’épuration met en fuite les patrons accusés de collaboration. Nommé Commissaire Régional de la République par de Gaulle, Raymond Aubrac, figure mythique de la résistance, va réquisitionner 15 entreprises de Marseille. La guerre continue en Europe et Marseille est une plaque tournante pour les armées de libération. "
    http://eprofsdocs.crdp-aix-marseille.fr/Les-requisitions-de-Marseille.html
    Robert Mencherini
    http://eprofsdocs.crdp-aix-marseille.fr/IMG/pdf/Requisitions_Robert_Mencherini.pdf

 Varian Fry

Varian Fry Institute
http://www.varianfry.org
Nombreux documents sur le site :
http://www.varianfry.org/crown1_en.htm
Varian Fry, "l’homme des visas"
Pierre Sauvage
http://www.chambon.org/sauvage_fry_fr.htm
L’Association Varian Fry France
http://www.varianfry-france.fr/

La résistance en Provence côte d’Azur :
http://www.museedelaresistanceenligne.org/pageDoc/pageDoc_theme.php?id_expo=49&id_sstheme=439

MALGAT Gérard, Gilberto Bosques, la diplomatie au service de la liberté, Paris-Marseille (1939-1942), Marseille, éditions L’atinoir, 2013
Colloque La culture de l’Europe en exil (1940-1942) :
http://www.mp2013.fr/evenements/2013/10/la-culture-de-leurope-en-exil-1940-1942/
Remonter en haut de la page.

Exposition "Ici-même Marseille 1940-1944" jusqu’au 29 novembre 2013,
Archives municipales de Marseille.
http://www.cercleshoah.org/spip.php?article205

N.M. 2010, actualisé mai 2011-2014

[1auteure d’une thèse Les Juifs à Marseille pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1944

[2Association des israélites pratiquants dirigée à partir de 1936 par Chneerson (également orthographié Schneerson)

[3Young Men’s Christian Association

[4Organisation internationale juive d’aide aux réfugiés, composée de l’HIAS (Hebrew Immigrant Aid Society) ; JCA (Jewish Colonization Association), Emigdirect, organisation de migration

[5SEGHERS Anna, Transit, Livre de Poche, 2004

[6Commissariat général aux questions juives

[7Organisation, Reconstruction, Travail

[8les groupes de travailleurs étrangers

[9in DELL’UMBRIA Alèssi, Histoire universelle de Marseille. De l’an mil à l’an deux mille, Agone, Marseille, 2006, 756 p.

[10Association Mémoire du camp d’Aix-les-Milles, Ancienne gare des Milles, 2, avenue Adrien-Durbec, 13290 Aix-en-Provence, Tél. 04 42 39 17 11

[11Sabine Zeitoun dans L’Histoire de l’OSE, de la Russie tsariste à l’Occupation en France, L’Harmattan, 2012.

[12(1ère édit. Belfond, 1996) ; paru sous le titre The Devil in France, New York, Viking Press, 1941, 1ère édit. en allemand, Unholdes Frankreich : Meine Erlebnisse unter der Regierung Pétain, Mexico, éditions El Libro Libre, 1942, 330 p. ; 2ème édit. en allemand, Der Teufel in Frankreich, postface de Marta Feuchtwanger, Rudolstadt, (RDA), Greifenverlag, 1954 ; réd. Berlin, Weimar, Aufbau (RDA), 1982, 302 p. ; Munich et Vienne, (RFA), Langen-Müller, 1983, 268 p., 1ère traduction française sous le titre Le diable en France, Paris, J.-C. Godefroy, 1985, 226 p.)


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