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Une Vie, Simone Veil (13 juillet 1927-30 juin 2017) - [Cercle d'étude de la Déportation et de la Shoah]
Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah

Une Vie, Simone Veil (13 juillet 1927-30 juin 2017)

fiche de lecture
dimanche 8 juin 2008

fiche de lecture par Martine Giboureau, professeure d’histoire

Simone Veil est une femme entrée dans l’histoire politique française entre autres par ses fonctions de ministre (qui lui ont permis de faire voter des lois décisives pour ses concitoyens/concitoyennes - on se souvient de la loi sur l’IVG) et dans l’histoire européenne par ses fonctions de présidente du parlement européen. Son autobiographie nous révèle une femme libre, parfois à la dent dure vis à vis des hommes politiques qu’elle a côtoyés, en particulier Raymond Barre et surtout François Bayrou.

VEIL Simone, Une Vie, Paris, Stock, 2007, 397 p.

Charles Palant, Paul Schaffer, Simone Veil, photoNM
Hôtel de Beauharnais, résidence de l’ambassadeur d’Allemagne

Un hommage national a été rendu à Madame Simone Veil, le mercredi 5 juillet 2017, à 10 heures 30, dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides.
http://www.cercleshoah.org/IMG/pdf/Chant_des_marais.pdf
Simone Veil reposera au Panthéon avec son mari Antoine Veil.

On pourrait croire en lisant la table p. 399 que seuls les quatre premiers chapitres (sur onze) racontent son enfance, sa déportation et son retour. Mais en fait, bien d’autres pages sont consacrées à la Shoah ; cette fiche de lecture ne rendra compte que de ces aspects qui correspondent aux préoccupations du Cercle d’étude.

L’ENFANCE PROTEGEE
Simone Veil est née en 1927 dans « une famille heureuse » (affirmation faite dès la deuxième ligne de son récit). La famille Jacob est aisée, son père est architecte. Elle est la petite dernière de quatre enfants et se dit chouchoutée voire surprotégée à la maison comme à l’école. Elle reçoit « une éducation à la fois intelligente et rigoureuse » (p. 13), mais elle ressent douloureusement la situation de sa mère, dépendante entièrement de son mari et ce, tout particulièrement sur le plan financier, quand la situation devient plus critique. Elle est athée (et même totalement ignorante sur le plan religieux jusqu’à ses 10 ans - p. 17) même si elle a fait ensuite partie des éclaireuses Israélites ; elle qualifie la famille de son père de « patriote et laïque », celle de sa mère de « républicaine et laïque ». Sa famille paternelle était installée en Lorraine depuis « au moins la première moitié du XVIIIème siècle » (p. 15) avant de venir s’installer à Paris avant 1870. Sa famille maternelle vient en France à la fin du XIXème siècle (p. 17).

Simone Veil vit son enfance à Nice. La crise des années 30 marque déjà un déclin sur le plan matériel et la famille déménage du centre-ville vers un quartier imprégné de culture russe. Toutefois ils peuvent continuer à prendre des vacances à La Ciotat dans une maison que son père avait construite. Elle forme un trio très soudé avec ses deux sœurs et est viscéralement attachée à sa mère. Politiquement ses parents étaient d’opinions divergentes : droite pour son père, gauche pour sa mère. Celle-ci, d’une inépuisable attention aux autres, a beaucoup œuvré pour aider les Juifs allemands, nombreux à se réfugier à Nice après la prise du pouvoir par Hitler. La jeune Simone a alors ressenti de l’angoisse, de l’effroi même, pressentant ce qui allait arriver, en écoutant les témoignages de ces Juifs allemands ou en voyant les actualités cinématographiques concernant la guerre d’Espagne et la situation en Chine.

L’ADOLESCENCE DANS LES TOURMENTS DE LA GUERRE
Pourtant, en dépit de la guerre déclarée le 3 septembre, « Nice restait semblable à elle-même... La vie familiale n’était guère plus perturbée » (p. 36). Au moment de l’attaque allemande en mai-juin 40, Monsieur Jacob veut mettre ses enfants à l’abri à Toulouse mais ses oncle et tante ayant décidé de rejoindre de Gaulle à Londres, Simone Veil et ses sœurs et frère reviennent à Nice. La « rentrée s’est effectuée normalement » (p. 38) mais les difficultés matérielles s’accentuent : restrictions alimentaires ou en charbon mais surtout interdiction pour son père d’exercer son métier. « Par chance, des amis architectes l’aidèrent en lui confiant quelques tâches, mais son activité était d’autant plus marginale qu’eux-mêmes manquaient de chantiers » (p. 39). En 1941 les Jacob se sont pliés à l’obligation de se déclarer, « habitués à respecter la loi » (p. 41). Un oncle paternel a été arrêté à Paris « lors de la rafle de décembre 1941, celle qu’on a appelée la rafle des médecins et des ingénieurs » (p. 42). Interné à Compiègne, libéré du fait de son état de santé, il rejoint son frère à Nice avec sa femme et ses trois enfants. Les aînés de la famille Jacob commencent à travailler pour soulager les finances familiales.
« Le 9 septembre 1943, la Gestapo débarquait en force à Nice... Les arrestations massives commencèrent aussitôt » (p. 43). Les cartes d’identité de la famille sont dorénavant tamponnées d’un « J », mesure subie dans un premier temps avec « un mélange de résignation, de légalisme et... de fierté » (p. 44). Toutefois la famille se procure rapidement de fausses cartes d’identité avant de s’éparpiller : les parents chez un ami, Simone et sa sœur Milou chez des professeurs dans le même immeuble, son frère Jean chez un autre couple. Simone Veil vit chez les Villeroy. Les contrôles inopinés sont alors très fréquents : elle continue donc ses études à domicile car la directrice du lycée lui demande de ne pas prendre le risque d’une arrestation (comme cela venait de se produire pour une ou deux lycéennes).

L’ARRESTATION, L’INTERNEMENT, LA DEPORTATION
Les épreuves de bac sont avancées à la fin mars et organisées sans épreuves orales en cette année 1944. Simone Veil les passe le 29 mars et est arrêtée dans la rue avec des amis lors d’un contrôle d’identité le 30 mars. Conduite à « l’hôtel Excelsior où la Gestapo menait les interrogatoires » (p. 48) elle est vite confondue par une pile de cartes d’identité identiques à la sienne ! Et l’ami non juif arrêté avec elle mais de suite libéré, à qui elle demande de prévenir sa sœur, a été suivi par la Gestapo ; le coup de filet est particulièrement tragique car, par un malencontreux hasard, sa mère, sa sœur et son frère étaient dans son immeuble à ce moment-là.
Simone Veil et les siens passent six jours à l’hôtel Excelsior dans des conditions matérielles convenables. Le 7 avril un « lot de personnes arrêtées » (p. 50) prend le train pour Drancy. Les conditions de vie sont beaucoup plus sordides mais c’est surtout l’angoisse qui mine les détenus « même si certains se raccrochaient à l’idée d’un débarquement prochain » (p. 50). Le mystère reste complet sur ce qui attend ceux qui partent pour Pitchipoï et le seul soulagement est lié au fait que les familles ne sont pas séparées. Jean, le frère aîné de Simone, sur le conseil des siens a accepté une proposition de travailler pour l’organisation Todt et donc de rester ainsi en France. En fait, au retour de déportation Simone Veil a appris que son père, arrêté quelques jours après eux, était arrivé à Drancy après leurs déportations et avait retrouvé Jean. Ils ont tous deux été déportés à Kaunas en Lituanie et semblent avoir été assassinés peu de temps après, mais aucune archive, aucun témoin ne peuvent confirmer cela.
Le 13 avril 1944 Simone, sa mère et sa sœur Milou sont embarquées à cinq heures du matin : gare de Bobigny, wagons à bestiaux et le 15 avril au soir elles arrivent à Auschwitz-Birkenau. Simone Jacob devient le matricule
78 651.

L’ENFER
« Le convoi s’est immobilisé en pleine nuit » (p. 63) ; cris des SS, aboiements des chiens, projecteurs aveuglants sur la rampe, mise en deux files... le conseil qui sauve la vie « dis bien que tu as dix-huit ans » (p. 64). Simone, sa mère et Milou sont dans la « bonne file ».
C’est la découverte de ce nouvel univers caractérisé par une « incohérence kafkaïenne » (p. 69) : l’agressivité des Kapos, l’odeur des crématoires, une seule réponse aux questions sur ceux de l’autre file à savoir le geste incompréhensible montrant la fumée, l’absence de sommeil, le tatouage, la « Sauna » pour désinfecter ces nouvelles arrivées, la distribution au hasard de vêtements récupérés sur les gazées... « La seule humiliation qu’ (elles n’ont) pas connue c’est d’avoir la tête rasée » (p. 68), exception que personne ne peut expliquer ni alors ni depuis !
Simone Veil commence par le camp de quarantaine et le « Kommando des pierres » portées pour faire le terrassement destiné à la prolongation de la rampe. Une fois cet objectif atteint, elle est astreinte à des tâches inutiles et épuisantes. Au sein du groupe, les très jeunes (entre autres Simone et deux amies de déportation) ressentent le clivage des générations et la pression des plus âgées toujours enclines à conseiller. Simone Veil aborde aussi un sujet souvent tabou à savoir 1’ « ambiguïté sexuelle (qui) rôdait en permanence dans les rapports (des Stubowas) avec les plus jeunes » (p. 72). Elle parle longuement du « Canada » et des trafics possibles à condition d’avoir quelque chose à échanger... ou de bénéficier d’une sympathie particulière comme ce fut le cas pour elle, qui reçut d’une déportée polonaise, ancienne architecte, « deux robes assez jolies » (p. 76) !
Simone Veil qui « vivait dans un bloc très proche de la rampe » (p. 73) témoigne de l’arrivée et de l’extermination massive des Hongrois.
En juin 1944, « la chef du camp, Stenia, ancienne prostituée... m’a sortie du rang : « Tu es vraiment trop jolie pour mourir ici » (p. 77). Cette femme non seulement a permis le transfert de la jeune et jolie Simone dans un Kommando moins dur mais a aussi, à la demande de Simone, octroyé la même faveur à sa mère et à sa sœur.
Toutes les trois ont donc travaillé à Bobrek de juillet 1944 à janvier 1945. Simone et Milou ont été affectées de nouveau à des travaux de terrassement. Madame Jacob s’affaiblissait mais le travail était moins dur, il n’y avait pas d’appel à l’extérieur et personne n’est mort pendant cette période.
Le 18 janvier 1945, il fallut partir à pied pour rejoindre les autres déportés d’Auschwitz et entamer la marche de la mort jusqu’à Gleiwitz « où il n’y avait plus rien, aucune organisation, aucune nourriture, aucune lumière » (p. 83). Entassées sur les plates-formes de wagons plats, elles furent dirigées sur Mauthausen puis Dora et enfin Bergen-Belsen où elles sont arrivées le 30 janvier. Le hasard lui fait de nouveau rencontrer Stenia et elle est placée à la cuisine des SS ce qui lui a permis d’ « organiser » un peu de nourriture pour sa mère et Milou. Malgré cela, sa mère est décédée le 15 mars 1945.

Bergen-Belsen a été « libéré » le 17 avril mais, devant le risque d’épidémie de typhus, le camp est aussitôt mis en quarantaine. Les détenues sont installées dans les casernes des SS. La faim persiste. Il faut un mois pour qu’on pense à les rapatrier, cinq jours encore pour les acheminer jusqu’à la frontière des Pays-Bas. Ce n’est que le 23 mai que Simone et Milou arrivent au Lutetia. Leur sœur Denise, arrêtée en juin 1944 en tant que résistante, déportée à Ravensbrück, était rentrée avant elles.

LE DIFFICILE RETOUR A LA « NORMALE »
La famille Jacob a « payé un lourd tribut à la fureur nazie » (p. 107). Mais les trois sœurs sont jeunes et ont leur vie à construire. Milou a dû être longuement soignée. Simone Veil est recueillie par ses oncles et tantes et a des difficultés à s’insérer dans une vie sociale. Elle passe l’été 1946 à Nyon en Suisse et y vit un cauchemar entre questions insensées et moralisme infantilisant. Ayant été admise aux épreuves du bac passées en mars 1944, elle s’inscrit à la faculté de droit puis à Sciences-Pô. Aux vacances de Mardi-Gras elle rencontre Antoine Veil qu’elle épouse à l’automne 1946. Leur premier enfant naît à la fin 1947....
Simone Veil laisse percevoir beaucoup d’acrimonie vis à vis de ceux qui n’ont pas été déportés et qui n’ont pas su accueillir, écouter, prendre en charge tous ceux revenus de l’enfer (et elle note le net distinguo qui s’est immédiatement mis en place entre l’attitude vis à vis de Denise « rentrée avec l’auréole de la Résistance » et celle vis à vis d’elle et de Milou « qu’on ne voulait pas écouter » - p. 99).
Il semble y avoir trois catégories de personnes dont on ne sait pas laquelle a encore plus avivé la souffrance immense des survivants : les personnes tenant des propos incongrus, celles se permettant des remarques humiliantes et/ou insultantes et celles « aux regards fuyants qui nous rendaient transparents » (p. 97). Globalement Simone Veil ressent un « sentiment d’incompréhension teintée de reproche » (p. 108). Mais qui aurait pu trouver la bonne attitude, la bonne distance alors que « la Shoah demeure un phénomène absolument spécifique et totalement inaccessible » (p. 98) ?

DES ANALYSES SOIXANTE ANS APRES
Madame Veil tout au long de son livre donne son opinion sur les différents débats concernant la guerre, l’attitude des Alliés, la mémoire de la Shoah. On trouve ainsi au fil des pages un hommage à tous ceux qui ont eu un comportement exemplaire pendant la guerre, une réflexion sur la question de la nécessité ou non du bombardement des camps par les Alliés, une analyse de la notion de solidarité et la réhabilitation de ceux qui se seraient soit disant mal comportés dans les camps alors qu’ils ne voulaient que sauver leur vie. L’anticommunisme viscéral (et avoué) de Madame Veil transparaît dans la remarque sur la solidarité « essentiellement entre communistes, et encore avec des nuances » (p. 97) ce qui ne l’empêche pas de conserver jusqu’à sa mort une solide amitié avec une amie communiste connue à Bobrek.
Elle fait un historique de la mémoire du génocide, de l’effort de vérité assuré par Jacques Chirac en 1995, des actions de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, de la reconnaissance nationale des Justes en 2007. Au gré des pages elle fait aussi des critiques toujours très personnelles de livres ou de films traitant de la Shoah.
Ce qu’a subi la jeune Simone en déportation a forgé à jamais la sensibilité, les analyses de Madame Veil. Elle y voit l’origine de son refus vigoureux et systématique de tout ce qui humilie l’Autre, de la promiscuité et de l’aliénation morale. C’est là, pense-t-elle, que se trouvent les racines de son militantisme en faveur de prisons françaises qu’il fallait (faut ?) rendre moins sordides, plus humaines.
Sa volonté de lutter contre les discriminations est aussi liée à son passé. Elle est favorable à toutes les mesures de discrimination positive et n’a pas cessé d’être une militante de la cause des femmes.
C’est aussi dans les camps qu’elle a découvert « l’espoir que représentait la Palestine » (p. 163) pour bon nombre de Juifs (dont elle n’était pas) avant même la création d’un état hébreu.
Ses responsabilités européennes sont entre autres dues à sa spécificité : sa candidature à la présidence du Parlement nouvellement élu au suffrage universel, était un « symbole de la réconciliation franco-allemande et la meilleure manière de tourner définitivement la page des guerres mondiales » (p. 211). Elle évoque aussi la commission Mattéoli et son rôle de présidente du fonds d’indemnisation des victimes en 2003.
Ses analyses concernant le droit d’ingérence et la justice internationale puisent leur argumentation dans un parallèle avec les procès de Pétain et de Laval, les poursuites engagées contre Alois Brunner, Paul Touvier, Maurice Papon. Madame Veil se prononce d’ailleurs contre l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité considérant qu’il est impossible d’instruire équitablement un procès, si longtemps après, dans un contexte totalement différent.
On retrouve sa pensée sur ces sujets dans la transcription intégrale de trois de ses discours : celui de 2005 pour le soixantième anniversaire de la libération d’Auschwitz-Birkenau, celui de 2007 lors de la cérémonie au Panthéon en l’honneur des Justes de France et celui quelques jours plus tard prononcé à l’ONU à l’occasion de la Journée Internationale à la mémoire des victimes de l’Holocauste…

INTERET PEDAGOGIQUE
Ce livre est écrit avec le recul du temps, l’immense expérience politique nationale et internationale de son auteur : cela donne une certaine distanciation et une très forte maîtrise de l’émotion. Les données générales, les contextes sont explicitement formulés et ainsi les jeunes disposent des repères essentiels rappelés de façon efficace.
Beaucoup de témoignages accessibles pour les élèves par Internet, dans les médias se passent à Paris : nous avons ici l’évocation plus rare de la situation à Nice, de l’occupation italienne. Par ailleurs le fait qu’il s’agisse d’une enfant puis d’une adolescente peut permettre une plus facile empathie.
Bien sûr le livre n’est pas exclusivement consacré aux années 1930-1940 mais il peut être très porteur pour des adolescents du XXIème siècle, toujours prompts à se plaindre et se poser en victimes, de constater que le drame absolu vécu avant 20 ans n’empêche pas une remarquable réussite personnelle, familiale et professionnelle ! Et la lecture de l’ensemble de l’ouvrage permet une révision à la lecture facile des programmes d’histoire de 3ème et de 1ère -Terminale !
Il semble très facile de faire faire aux élèves des relevés thématiques pour cerner les caractéristiques des périodes-clés du génocide : les années d’avant-guerre, les années de Vichy, la déportation, les conditions de (sur)vie dans les camps, le retour et la reconstruction, les mémoires successives de la guerre.
La lecture est aisée, l’auteure refuse tous les tabous, carcans, conformismes de pensées : c’est une belle leçon de liberté qui est donnée à chaque page.

compte rendu du livre

Martine Giboureau, juin 2008

Ses amis, Ginette Kolinka, Marceline Loridan, Paul Schaffer.

Ginette Kolinka, née Cherkasky
Marceline Loridan-Ivens, Ma vie Balagan
Le Soleil voilé, Paul Schaffer

https://www.aphg.fr/Une-vie-de-combats-Hommage-a-Simone-Veil

Simone Veil, une histoire française, documentaire de David Teboul, 2004.
"On est devenu une viande". Un numéro devient notre identité.


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